18 septembre 2009
Cheesecake à la faisselle de chèvre et au yaourt de brebis, sans blé, sans lait de vache
Il y a des idées qui germent un jour et ne prennent forme que bien des années plus tard. Des envies qui nous trottent dans la tête sans que l'on n'ose passer le pas de peur de ne pas obtenir le résultat escompté.
Ces derniers temps, j'ai un peu l'impression que ma vie n'est qu'envies, mais qu'il n'y a qu'en cuisine (ou presque) que mes envies prennent vie.

Découpage de cheesecake incognito ;-) & Cheesecake chèvre/brebis aux amandes
L'envie d'aujourd'hui est née le 7 mars 2007, le jour où j'ai goûté pour la première fois à un cheesecake. Pas un cheesecake raté pour cause de conversion erronnée (50 cl de crème fraîche au lieu de 5 cl , c'est effrayant, non ?!?). Ni un "j'ai l'air d'un cheesecake mais je n'en suis pas un" au tofu soyeux. Non, un vrai cheesecake, j'ai nommé le Chic Cheesecake de Loukoum°°°.
Depuis ce jour où mes papilles se sont émoustillées devant le craquant, le fondant et le croquant du cheesecake de l'experte-ès-cheesecakes, je n'ai eu qu'une envie : réaliser un jour un cheesecake qui ne soit ni plein de lait de vache, ni plein de blé mais qui ait quand même le goût et la texture d'un vrai cheesecake.


Cheesecake chèvre/brebis sur fond de biscuits comme des Digestives et coulis de framboises
& Cheesecake tout brebis et compote de rhubarbe du jardin
Et puis, il y a quelques semaines, j'ai finalement franchi le pas et me suis lancée dans les expérimentations.
Le résultat , c'est la recette d'aujourd'hui : un cheesecake délicatement parfumé au zeste de citron, frais et velouté, dense mais pas écoeurant. A base de faisselle de chèvre et de yaourt de brebis à la grecque, sur un fond de pâte à crumble aux amandes, discrète, fondante et croquante à la fois.
Est-ce qu'il avait le goût et la texture d'un vrai cheesecake, je ne sais pas ? Tout ce que je peux vous dire, c'est que , si le câble de l'accélérateur ne nous avait pas lâchement empêché d'aller faire les courses hier, je suis sûre que nous aurions eu du cheesecake au dessert demain ;-)
Maman, je sais que tu attendais cette recette avec impatience. Yapluka :-)))

Cheesecake à la faisselle de chèvre et au yaourt de brebis
(Pour 4 à 6 personnes)
Pour la base biscuitée :
35 g d'amandes entières non mondées
35 g de farine de riz complet
35 g de sucre de canne complet moscovado
35 g de purée d'amande blanche
1 pincée de sel de mer gris
QS d'eau
Pour la crème au fromage :
250 g de faisselle de chèvre* dont on aura pris soin de vider le petit lait dès achat
150 g de yaourt de brebis à la grecque*
60 g de sucre de canne blond non raffiné
2 gros oeufs ou 3 petits oeufs (120 g environ)
1 c. à c. de farine de riz complet
Le zeste d'1/2 citron
Préchauffer le four** à 180-210 °C (Th. 6-7).
A l'aide d'un mini-hachoir, mixer grossièrement les amandes. Les mettre dans un grand bol avec la farine, le sucre, la purée d'amande et le sel. Mélanger du bout des doigts, puis ajouter progressivement un peu d'eau jusqu'à obtenir une boule de pâte souple mais pas collante.
Répartir la pâte à la main dans un moule à charnière de 18 cm de diamètre*** (ou doubler les proportions pour un moule plus grand), préalablement huilé. Enfourner pour 5 à 10 minutes.
Pendant ce temps, préparer la crème au fromage : mélanger les oeufs et le sucre, puis incorporer la faisselle égouttée, le yaourt, le sucre, la farine et le zeste de citron râpé très fin.
Sortir la base biscuitée du four et verser la crème au fromage dessus. Baisser la température du four à 150 °C (Th. 5) et enfourner pour 40 minutes environ. A la fin de ce temps, le cheesecake doit être encore un peu tremblotant : éteindre le four et laisser le cheesecake y refroidir complètement, porte fermée. Lorsque le cheese-cake est froid, le mettre au réfrigérateur et l'y laisser 24 heures.
Démouler le cheesecake au dernier moment et le servir bien frais, nature ou accompagné d'un coulis ou d'une compote de fruits.
*A propos des fromages :
J'achète la faisselle de chèvre sur le marché et les yaourts
de brebis à la grecque en magasin bio (je n'en trouve pas partout). A défaut, on peut utiliser du
fromage frais de brebis en faisselle (en magasin bio) et des yaourts de
brebis (en magasin bio et rayon bio des supermarchés). L'idéal, me
semble-t-il, est d'avoir deux fromages : l'un un peu dense (la
faisselle), l'autre plus souple, les deux étant plutôt riches en matière
grasse (le yaourt de brebis à la grecque affiche 10% de M.G.). Je n'ai
pas testé avec du fromage de chèvre frais non salé, mais j'imagine que
cela peut aussi faire une base intéressante.
J'ai testé tout récemment une version "tout brebis" à la poire et au gingembre : 1 poire précuite à l'étouffée et égouttée, puis déposée sur la pâte biscuitée et recouverte d'une crème composée de 200 g de faisselle, 150 g de yaourt à la grecque et 50 g de yaourt classique et parfumée avec 2 cm de gingembre frais râpé. Demandez-en des nouvelles à Carole et Flo ;-)
**A propos du four :
J'utilise un grand four électrique. Ma maman qui a un four à gaz a eu toutes les peines du monde à obtenir un cheesecake correct, parce que son four chauffe trop. Selon votre four, il faudra peut-être diminuer le temps de cuisson, ou supprimer la pré-cuisson de la pâte biscuitée...
***A propos du moule à charnière :
On trouve des petits moules à charnière ici.
Si, comme moi, vous ne possédez pas de moule à charnière (c'est quand Noël déjà ?!?), vous pouvez utiliser un
petit cercle à pâtisserie, ou un cercle extensible, réglé de manière à avoir le plus petit diamètre possible. Posez-le sur une plaque à pâtisserie ou le
fond amovible d'un plat à tarte et garnissez le fond et les bords d'une feuille de papier
cuisson afin d'éviter les fuites lors de la cuisson. Pour servir le cheesecake, vous prendrez soin de découper le papier cuisson tout autour du gâteau.
20 août 2009
Crème de framboises à la faisselle de chèvre, sans blé, sans lait de vache, sans oeuf
Le Petit Prince aime aller au marché. Surtout en été quand la saison des petits fruits bat son plein et que les marchands lui font goûter quetsches, myrobolans, myrtilles, etc.
Le sourire aux bords des lèvres, je savoure avec lui ces moments gourmands, ravie de le voir se délecter de fruits frais . Parfois, je le gronde gentiment lorsque, profitant de ce que j'ai le dos tourné, il tend la main vers les barquettes de framboises, son péché mignon du moment, et en glisse une dans sa bouche ni vu ni connu... enfin presque ;-) Sur le chemin du retour, il m'arrête plusieurs fois d'un " 'core !" enjoué pour piocher allègrement quelques fruits dans notre "récolte du jour".
Moi, au marché, j'aime y retrouver la faisselle et le fromage de chèvre de Pierre et Rita Sturtzer, et j'ai découvert il y a peu une marchande qui propose quelques délicieux fromages biologiques ou fermiers.

Mardi, nous sommes arrivés au marché un peu tard. Nous avons acheté de la faisselle et du fromage, mais il n'y avait plus ni bleuets ni framboises (serait-ce la fin de la saison ?). "Zuuut !" a dit le Petit Prince.
Nous sommes rentrés à la maison un peu déçus. Au jardin, sous le soleil de midi, nous avons cueilli les framboises les plus mûres. Il y en avait une belle poignée, mais pas assez pour refaire cette petite crème à la faisselle qui nous avait tant plu la semaine dernière...

Crèmes de framboises à la faisselle de chèvre
(pour 3 verrines)
200 g de framboises fraîches + 1 dizaine pour la décoration
180 g de faisselle de chèvre
40 g de sucre de canne blond non raffiné
1/4 c. à c. de vanille en poudre
200 ml de lait de soja (ou autre lait végétal)
1/2 c. à c. d'agar-agar
Mettre les framboises, la faisselle, le sucre et la vanille dans un récipient à bord haut. Mixer à l'aide d'un pied à soupe.
Dans une petite casserole, délayer l'agar-agar dans le lait de soja. Porter à ébullition pendant 2 minutes, sans cesser de remuer.
Incorporer le lait agarisé au mélange framboises-faisselle. Mixer 1 à 2 minutes, puis réfrigérer pendant 2 heures minimum.
Au moment de servir, re-mixer à l'aide du pied à soupe et répartir la crème dans 3 verrines. Décorer avec quelques framboises et déguster de suite.
05 juillet 2009
Petites crèmes caramel au lait de soja vanillé, sans blé, sans lait, sans oeuf
Mon dernier billet date de presque un mois. A plusieurs reprises, je me suis connectée avec l'envie de me manifester. Chaque fois, je me suis déconnectée sans avoir laissé de traces de mon passage...
L'idée de laisser cet espace peu à peu à l'abandon me chagrine. En même temps, la virtualité que celui-ci implique me pèse chaque jour un peu plus. A quoi bon finalement ? Je ne sais plus vraiment.

En ce moment, j'aurais envie de tout recommencer. Ailleurs. Quitter cette région où je n'arrive pas à m'épanouir pour repartir sur de nouvelles bases. Construire enfin ma vie. Si seulement c'était aussi facile !
Sur Internet, la tâche semble plus aisée, mais ne l'est finalement pas tant que ça. Sinon, pourquoi revenir vers vous aujourd'hui, partagée entre l'envie de partir... et celle de rester, de continuer ?

Petites crèmes caramel au lait de soja vanillé
(pour 8 flans)
120 g de sucre de canne blond
40 g d'eau
1 l de lait de soja
1/2 c. à c. de vanille en poudre
1 1/2 c. à c. d'agar-agar
1 c. à c. d'arrow-root
Préparer le caramel : mettre le sucre et l'eau dans une casserole. Mélanger en évitant de mettre du sucre sur le bord de la casserole. Faire chauffer à feu moyen sans remuer. Le mélange prend une consistance de plus en plus sirupeuse, une coloration apparaît : ôter la casserole du feu et mélanger en secouant la casserole.
Incorporer progressivement le lait de soja en en réservant une petite quantité (attention aux éclaboussures !). Ajouter la vanille. Porter à ébullition.
Dans un ramequin, délayer l'agar-agar et l'arrow-root dans le lait de soja restant. Incorporer au lait bouillante en mélangeant bien et maintenir une petite ébullition pendant 1 à 2 minutes. Le mélange épaissit.
Verser dans 8 ramequins, laisser refroidir à température ambiante et réfrigérer pour 2 heures minimum.
28 novembre 2008
Le riz au lait au sucre rapadura du Petit Prince, sans blé, sans lait
Il y a quelque temps, j'ai pensé à créer une rubrique "Les petits plats du Petit Prince" et puis... j'ai laissé tomber l'idée.
Le Petit Prince a commencé à faire deux "vrais" repas par jour le lendemain de ses 14 mois (c'est précis, hein ?!? Je commençais à être impatiente,mais ce n'est pas pour autant que j'étais prête au sevrage...). "Vrai" est un bien grand mot certes, surtout ces derniers jours. Heureusement qu'en complément, il y a toujours le Bon Lait de Maman® !
Au début, il y a eu la soupe aux fanes de radis, puis la soupe de poireaux - toutes deux épaissies au tapioca. Puis le tapioca a été remplacé par des flocons de riz. Les pommes de terre ont fait leur apparition à table : un grand succès, surtout qu'on peut les manger à la fourchette (tout comme la tarte aux poireaux - hummm !). Elles ont été suivies de près par les cracottes de sarrasin au roquefort : ça dépotte, mais qu'est ce que c'est bon ! Les compotes, ça passe, mais sans plus, pourtant ce n'est pas faute de varier les plaisirs : pomme-pomme, pomme-poire, pomme-figue, pomme-mangue, pomme-prune, etc.. (la palme pour l'instant revient à... pomme-pomme !?!).
Les carottes, ce n'est toujours pas la peine d'y penser. Sauf en toute petite quantité dans la soupe de poireau par exemple. Le comble, non ? Idem pour la courge, le panais, la betterave, la châtaigne, le navet... Un peu décourageant, je dois l'avouer.
Et puis, il y a le riz au lait.

Le riz au lait, c'est... bôôôôôôn !!! Ni une, ni deux, jouets et ustensiles de cuisine sont remisés au placards. Car, lorsqu'il y a du riz au lait au menu, le Petit Prince ne chipote plus : la bouche grande ouverte, il nous fait comprendre d'un "hun !" sonore que nous ne sommes pas assez rapides à re-remplir sa petite cuillère. A tel point que, lorsque j'ai tiré le portrait de son riz au lait, il a bien failli me faire une crise parce que je ne voulais pas lui donenr la petite cuillère... Sacré Petit Prince ^-^
Il n'empêche, c'est vrai, le riz au lait, c'est drôlement bon. Pour les grands aussi. Nature ou avec une compote de mangue, préparée en deux temps-trois mouvements avec des mangues séchées bio et équitables, réhydratées puis mixées. Hummm...
Riz au lait végétal au sucre rapadura
(recette très inspirée du riz au lait de chèvre de Mamzelle Gwen)
200 ml de lait de coco
500 + 100 ml de lait de soja
1 gousse de vanille
100 g de riz rond blanc (Carnaroli par exemple) ou complet ( de Camargue, c'est plus local !)
70 g de sucre rapadura
Dans une casserole, faire chauffer le lait de coco et les 500 ml de lait de soja avec la gousse de vanille fendue en deux et grattée.
A l'ébullition, ajouter le riz. Mélanger et laisser cuire à feu très doux jusqu'à ce que le riz soit cuit. Mélanger de temps en temps pour éviter que le riz n'accroche au fond de la casserole.
Hors du feu, ajouter le sucre et les 100 ml de lait de soja restants. Laisser refroidir et déguster à température ambiante.
10 août 2007
Le temps des mirabelles (1) : clafoutis rhubarbe-mirabelles, sans blé, sans lait
Le temps passe trop vite ! Notre Petit Prince aura (déjà !) un mois dans cinq jours. Et nous n'avons pas encore eu le temps d'envoyer tous les faire-part. Pas plus que je n'ai eu le temps de vous remercier pour tous vos messages et commentaires, plus gentils les uns que les autres...
Le Petit Prince se porte bien et a déjà bien profité du bon lait de sa maman - ça ne m'étonnerait pas qu'il soit aussi gourmand que moi ;-)

Crédit photo : Mamichèle
Les nuits sont toujours courtes, ponctuées de tétées et de pleurs, et la fatigue est bien là. Mais à la vue de notre petit bout d'homme, nous oublions vite ces difficultés qui laissent place à l'émerveillement.
Entre deux tétées (ou deux câlins, c'est selon), nous trouvons quand même le temps de cuisiner un peu. Le Petit Prince nous a même accompagnés pour cueillir des mirabelles lors d'une de ses premières sorties. Il y en avait beaucoup, j'ai donc prévu, dans les jours à venir, de publier quelques recettes mirabellées...

La première, que voici, est une recette de clafoutis qui associe la douceur de la mirabelle à l'acidité de la rhubarbe. Cette association, inspirée d'une confiture artisanale vue sur un marché, était une première pour moi : j'ai adoré !

Clafoutis rhubarbe-mirabelles
(pour 6 personnes)
75 g d'amandes non mondées
100 g de sucre de canne blond non raffiné
75 g de farine de riz complète
3 oeufs
250 ml de lait d'amandes
200 à 250 g d'oreillons de mirabelles surgelés
200 à 250 g de rhubarbe
Préchauffer le four Th. 7 (210 °C).
Mixer finement les amandes.
Dans une terrine, mélanger les amandes, le sucre et la farine, ajouter les oeufs. Mélanger. Ajouter le lait progressivement.
Dans un moule à manqué graissé, mettre les demies mirabelles et la rhubarbe coupée en dés. Verser la pâte sur les fruits.
Enfourner pendant 40 minutes environ.
01 juin 2007
Mousse rose aux fruits rouges, sans blé, sans lait
Sophie est la toute jeune maman d'un petit Joseph. Il y a un peu plus d'un mois, son amie Requia lançait l'idée d'une chaîne de recettes roses pour relayer son blog : "Femmes avant tout".
Dans cet espace de libre échange, Sophie publie les témoignages de femmes atteintes du cancer du sein. Son objectif : aider par des conseils, mais aussi de simples mots, les femmes à mieux vivre leur féminité face à la maladie.
Je m'étais promis d'apporter ma petite pierre à l'édifice... Le temps a passé, mais je n'ai pas oublié !
Voici donc ma recette rose : une mousse rose aux fruits rouges, étonnante de simplicité et de douceur...

Mousse aux fruits rouges et lait d'amandes
(pour 3-4 verrines)
250 ml de compote de fruits rouges maison (fraises-groseilles pour moi : des fraises, des groseilles, du jus de citron et un peu de sucre... Un délice !)
400 ml de lait d'amandes
2 g d'agar-agar en poudre
Sucre de canne blond non raffiné (au goût)
Quelques fruits rouges pour la déco
Mixer la compote dans le bol du robot ou au pied à soupe. La passer au chinois pour retirer les éventuels pépins.
Délayer l'agar-agar dans le lait d'amandes. Porter à ébullition pendant 30 secondes.
Verser le mélange lait/agar-agar sur la compote. Sucrer au goût. Mixer pendant 3-4 minutes environ pour obtenir un mélange mousseux.
Répartir dans des verrines que vous placerez au frais pendant une heure au moins.

16 mars 2007
Mousse végétale à la rhubarbe, sans blé, sans lait
Le temps passe à toute allure. Quand je repense à notre dernière rencontre entre blogueuses et blogueur, j'ai peine à croire que presque deux semaines se sont déjà écoulées. Certes, pour me le rappeler, il y a l'absence de mon prince Gourmand exilé outre-Manche pour des raisons professionnelles (à ceux qui se demanderaient comment il va : il va bien, malgré le stress des derniers jours et le régime "fruits-légumes-barres de céréales" adopté après un repas mal digéré à la cantine). Il n'empêche, depuis la rencontre, un grand soleil illumine mes journées, au sens propre comme au sens figuré, et j'ai encore l'impression que c'était hier...
Vous comprendrez donc pourquoi j'ai mis tant de temps à publier ma recette de mousse végétale à la rhubarbe...
Cette recette est adaptée d'une recette de Raymonde Charlon, extraite du livre "Le tour de l'Europe en 170 recettes : à la découverte de 26 pays et 52 menus". C'était un de nos desserts du dimanche lorsque j'habitais chez mes parents. On la préparait avec la rhubarbe du jardin de mes grands-parents, fraîche ou surgelée selon la saison.
Pour ma version, j'ai remplacé la crème fraîche par de la chantilly végétale Soyatoo! (disponible en magasin bio). Et j'ai utilisé de la rhubarbe surgelée, achetée la saison dernière à une petite mamie du marché (la mienne vient de pointer deux belles feuilles, mais comme je l'ai plantée au printemps dernier seulement, il n'y aura pas encore de récolte cette année). La chantilly végétale apporte une douceur et une légèreté que l'on ne retrouve pas avec la vraie chantilly. Mais, pour avoir goûté les deux, je vous dirais de ne surtout pas hésiter à tester cette recette. C'est doux, acidulé et frais, et en plus c'est d'une simplicité enfantine !
Comme il me restait un peu de mousse après la rencontre bloguienne et que, mon Prince Gourmand parti, je me voyais mal la terminer seule sachant qu'il me restait aussi du cheesecake, des macarons, du gâteau au chocolat, des cookies choco-curry, des anisbretala et du chocolat suisse (bon, c'est vrai, je l'avoue, le chocolat aurait pu attendre...), j'en ai congelé une partie dans des moules à muffins en silicone avec l'intention de servir ces petits parfaits à la rhubarbe accompagnés d'un coulis de fraises et de pain d'épices toasté. Je n'ai pas encore eu le temps de tester, mais cela ne saurait tarder ;-)
Mise à jour du 12/04/2007 :
La version glacée est un délice ! Après l'avoir sortie au préalable du congélateur, nous l'avons dégustée avec une compote de fraises maison tiède et une tranche de pôgne. Hummmm...

Mousse végétale à la rhubarbe
(pour 4 à 6 personnes)
570 g environ de rhubarbe, coupée en tronçons
120 g de sucre de canne blond non raffiné
1/2 à 1 gousse de vanille fendue en deux
1,5 c. à s. de Maïzena
30 cl de préparation pour chantilly végétale Soyatoo!
2 c. à s. de sucre glace, sans gluten (facultatif)
Mettre la brique de préparation pour chantilly végétale au réfrigérateur.
Dans une casserole, cuire la rhubarbe avec le sucre, la vanille et 15 cl d'eau à feu doux et à découvert.
Diluer la Maïzena dans 10 cl d'eau.
Retirer la gousse de vanille après avoir raclé les grains noirs à l'aide d'un couteau. Mixer la rhubarbe avec la Maïzena. Faire épaissir la compote obtenue à feu doux et en tournant.
Réfrigérer pendant 2 heures minimum.
Monter la crème en chantilly avec le sucre glace (dans le bol du mixeur, pour moi, avec l'ustensile pour monter les blancs en neige).
Fouetter la compote de rhubarbe. Y incorporer délicatement la chantilly. Remettre au réfrigérateur.
Une autre recette de mousse 100 % végétale : mousse au chocolat et pépites d'érable.
22 février 2007
Far de blé noir aux raisins/pruneaux, sans blé, sans lait
Le temps passe à toute allure, je n'en reviens pas ! Quand je pense que mon dernier billet date déjà du 8 février... Comme si je n'avais plus aucune prise sur les jours qui passent... C'est grave, Docteur ?
Voilà déjà plusieurs jours que je remets à demain la publication d'un nouveau billet sur mon blog. Pourtant, l'invitation de Claire à répondre au questionnaire "Je suis ce que je mange" aurait dû m'inciter à passer à l'acte. C'est étrange...

Je ne suis pas d'humeur très créative en ce moment. Sur ce blog comme dans ma cuisine. Au point que, ces derniers temps, j'ai surtout testé les recettes des autres :
- le gâteau aux noisettes de Carine : un pur délice ! C'est la première fois que je fois un gâteau sans modifier d'un gramme les ingrédients, c'est vous dire...
- la quiche "lorraine" végétarienne de Clea : c'était la première fois que je testais le tofu fumé dans une quiche, j'ai adoré - mon Prince Gourmand aussi ("Hum ! C'est bon ! C'est fou, ça a le goût de lardons, mais ce n'est pas des lardons..." - sic !)
- les biscuits vanillés aux graines de fenouil de Clea : je ne suis pas fan du goût anisé, mais j'ai beaucoup apprécié, surtout avec une petite compote de poires maison servie tiède. Pour info, j'ai complètement remplacé la farine de blé par de la farine de riz : je ne sais pas si le goût et la textures sont très différents, mais j'étais très satisfaite du résultat
- le Nigella's flourless clementine cake de Céline : j'ai diminué le sucre, peut-être un peu trop... Le gâteau à un bout goût de clémentine, par contre il est dur à démouler correctement. Avec une petite sauce au chocolat chaude... Hummm !!!
- la salade de choucroute d'Anne : sans les échalotes parce que je n'en avais plus. C'était bon, original et je re-testerai avec les échalotes. Et la prochaine fois, je ne ferai pas tremper la choucroute, j'avais peur que le goût soit trop prononcé ; je la rincerai juste rapidement pour enlever le trop plein de sel...
- le ragoût de boeuf et le saumon teriyaki du livre de cuisine japonaise que j'ai offert le week-end dernier à ma soeur... pour Noël (quand je vous disais que le temps me file entre les doigts !) : deux recettes simples et délicieuses qui ne nécessitent pas d'ingrédients introuvables, hormis le saké et le vinaigre de riz, achetés respectivement en grande surface à l'occasion du nouvel an chinois et en magasin bio. Je pense qu'un jour, je m'offrirai ce livre...
Peut-être que, comme l'a justement souligné ma prof de céramique, ma créativité ne serait qu'apparemment absente : tout occupée à créer en moi, je n'arriverais plus à créer hors de moi... C'est frustrant, et en même temps, je ne peux m'empêcher de penser que la vie est bien faite...
Vous l'aurez compris, la recette d'aujourd'hui n'est donc pas une création, mais une adaptation. Il s'agit de la recette que j'avais prévu de publier à l'occasion des un an de mon blog : un far 100 % blé noir, adapté de la recette de far aux pruneaux de Valérie Cupillard dans "Sans gluten naturellement" et inspiré par la recette de far de blé noir de ma Grand-mère maternelle.

Far de blé noir aux raisins/pruneaux
2 verres* de farine de sarrasin
1 verre* de sucre de canne blond
non raffiné
3 oeufs
2 verres* pleins de lait de soja
nature
3 à 4 poignées de raisins secs
préalablement roulés dans un peu de farine/de pruneaux dénoyautés coupés en deux
*1 verre = 125 ml environ
Mélanger farine et sucre. Ajouter
les œufs. Mélanger. Ajouter progressivement le lait.
Verser la pâte dans un plat à four. Ajouter les raisins/pruneaux.
Enfourner pendant 35-40 minutes à 210 °C (Th. 7). Déguster froid.
19 janvier 2007
Riz crémeux à la banane et au chocolat, sans blé, sans lait
... ou comment écouler 1 kg de riz trop cuit!

Dimanche dernier, nous avions invité oncle, tante et cousins de mon Prince Gourmand à déjeuner. Levés tard pour cause de soirée "galettes et jeux" chez ma Cocotte en chocolat préférée, nous nous sommes mis aux fourneaux vers 11 heures.
Au menu : la salade de fête de ma mie Clea (sans pamplemousse, parce que nous avions oublié d'en acheter, mais avec de l'ananas frais ; sans noix, parce que nous avions la flemme de passer 20 minutes à casser des noix, mais avec des graines de sésame - un délice !), des magrets de canard au miel et à l'orange, avec des légumes cuisson douce et du riz complet. Pour le dessert, c'est la tante de mon Prince Gourmand qui s'en est chargée : une galette des rois "avec" et une "sans" (au fait, Marodil, tu me donneras ta recette ?). Le planning était serré, mais gérable avec un peu d'organisation.
Un quart d'heure avant que les invités n'arrivent, je fais un dernier tour dans la cuisine pour vérifier que tout est prêt. Etrangement, le voyant du cuiseur à riz, dans lequel j'avais mis le riz à cuire plus d'une heure auparavant, ne s'est toujours pas mis en position "maintien au chaud". Prise d'un gros doute, je soulève le couvercle. Et là, je reste les yeux écarquillés : une soupe infâme bouillonne dans le cuiseur à riz. M'armant d'une fourchette et de beaucoup de courage, je goûte. Beurk !!! Il est archi-cuit, ce riz ! Mais alors, pourquoi est-ce qu'il reste tant d'eau ?!? Et, tout à coup, 'CHTING', j'éclate de rire. L'espace d'un instant, je me revois compter les verres d'eau : 1, 2, 3, 4... 8, 9, 10... 20 ! Au lieu d'ajouter 2 fois et demi le volume de riz en eau, soit 2,5 x 3 verres = 7,5 verres, j'ai mis 2 fois et demi le nombre de personnes, soit 2,5 x 8 verres = 20 verres !!! Pas étonnant que je me sois fait la remarque que mon cuiseur à riz n'avait jamais été aussi plein de sa vie de cuiseur à riz ;-)
Ni une ni deux, mais toujours pliée en deux à cause de mon étourderie, j'ai égoutté le riz trop cuit et remis du riz à cuire, en prenant soin de bien compter le nombre de verres d'eau que j'ajoutais.
Et voilà comment je me suis retrouvée avec plus d'un kilo de riz trop cuit sur les bras !
J'en ai parlé à Claire (si vous ne connaissez pas son blog, allez donc y faire un tour !) qui m'a donné quelques conseils : je pouvais me servir de mon riz pour faire un fond de tarte à la manière de Valérie Cupillard (ou de Ninnie), ou encore des arancini, ou tout simplement le sécher au four ou à la poêle.
Je n'avais plus d'oeuf - et aucune envie d'aller faire des courses, alors j'ai renoncé au fond de tarte. Quant aux arancini, c'était un peu compliqué à mon goût... J'ai bien tenté de faire des croquettes de riz au sésame et au tamari, mais je n'ai pas été convaincue. Et finalement, c'est avec une recette très gourmande que j'ai réussi à écouler mon kilo de riz trop cuit :

Riz crémeux à la banane et au chocolat
400 g de riz complet trop cuit
200 ml de crème de coco
60 g de sucre de canne blond non raffiné
30 g de chocolat noir à 70 % débité en pépites
1 banane coupée en rondelles très fines
Préchauffer le four Th. 7 (210 °C).
Mélanger tout les ingrédients. Verser dans un plat à four ou dans des ramequins individuels. Enfourner pendant 35 à 50 minutes.
Servir tiède.
Remarque :
Une version banae-pomme-zeste de citron est actuellement au four. Je vous en dirai des nouvelles.
18 août 2006
KKVKVK #12 : faux cheese-cake au chocolat et au poivre long sur croustille de quinoa aux noix, sans blé, sans lait
Il est à peine 10 heures et je n'ai pas pu résister à l'envie d'accompagner mon thé d'une petite part de cheese-cake. Il faut dire que j'avais aussi un bon prétexte : les photos. En effet, vu la luminosité intérieure et les prévisions météo pour les jours à venir, je me suis dit qu'il ne fallait pas que je tarde à photographier mon "oeuvre" pour la 12ème édition du KiKiVeutKiVientKuisiner organisée par Ninnie. J'ai tenté de faire des photos ressemblantes et surtout alléchantes, ce qui n'a pas été une mince affaire... Depuis une semaine, notre appareil reflex est au nettoyage (avant de partir en voyage). C'est notre premier appareil numérique qui assure l'intérim, mais, à vrai dire, il ne fait pas des prouesses...

Lorsque Ninnie, gagnante du 11ème KKVKVK avec son île au gingembre et mandarine et dans sa barque aux graines de sésame grillées, a annoncé le thème du 12ème KKVKVK, je me suis dit : "Un cheese-cake, c'est chouette. Mais par définition, c'est à base de cheese, donc plein de lait !". Mon Prince Gourmand étant en petite forme ces derniers temps, je me voyais mal lui "imposer" un gâteau plein de lait, même de chèvre ou de brebis (merci pour le lien, Ninnie !). Et puis, j'ai pensé au tofu soyeux qui attendait sagement son heure au réfrigérateur. J'ai gardé l'idée dans un coin de ma tête...
... Jusqu'à hier où j'ai eu une envie irrésistible de chocolat. Et de brownie. En voulant sortir le beurre du frigo, j'ai vu la barquette de tofu soyeux. Le beurre est resté au frais et le tofu s'est retrouvé sur la table, en compagnie des noix, du chocolat et du poivre long d'Indonésie acheté à Paris. Ne restait plus qu'à trouver l'ingrédient principal de la base... Hop ! Hop !!! J'ouvre tous mes placards. Des pétales de quinoa ?! Parfait !
Et voilà ! A défaut de brownie, j'ai réalisé mon premier cheese-cake, sans blé ni lait. Une vraie gourmandise ! La base est parfaite, croustillante et caramélisée à souhait. La garniture, moins fraîche qu'un "vrai" cheese-cake (et sans le petit goût acide du fromage - peut-être faudrait-il ajouter un peu de jus de citron ?), mais délicieuse. La prochaine fois, car prochaine fois il y aura, j'augmenterai légèrement les doses de chocolat, de sucre et de poivre, peut-être sans faire égoutter le tofu soyeux. Et je me lancerais bien aussi dans une version citronnée ou fruitée... Mais c'est une autre histoire !
Faux cheese-cake au chocolat et au poivre long sur croustille de quinoa aux noix
(pour un moule à charnière/cercle à pâtisserie de 18 cm de diamètre)
Pour la croustille :
50 g de pétales de quinoa, grossièrement écrasés (en magasin bio)
40 g de noisettes entières, concassées
20 g de cerneaux de noix, concassés
1 c. à s. de sucre roux non raffiné
1 c. à s. de purée d'amandes mondées (ou complètes) (en magasin bio)
3 c. à s. de lait de riz (ou autre lait végétal)
Huile neutre
Pour la garniture :
100 g (ou +) de chocolat noir à 70 %
1 c. à s. de lait de riz (ou autre lait végétal)
400 g de tofu soyeux
60 g (ou +) de sucre blond non raffiné
1 c. à c. de fécule de maïs
1 chaton de poivre long d'Indonésie (1,5 cm ou +), pilé au mortier
1 pincée de sel
2 oeufs
Préchauffer le four Th. 7 (210 °C). Huiler légèrement le moule à charnière. Si vous n'avez pas de moule à charnière, utiliser un cercle à pâtisserie posé sur un plat (ou une plaque) garni d'une feuille de papier cuisson. Vous pourrez ainsi démouler facilement votre gâteau.
Mélanger tous les ingrédients. Tasser le mélange obtenu dans le moule à charnière ou le cercle à pâtisserie. Enfourner pendant 15 minutes environ. Au sortir du four, démouler la croustille, puis la replacer dans le moule de manière à faciliter le démoulage final.
Pendant ce temps, mettre le tofu à égoutter dans une passoire garnie d'un linge tissé fin. Le presser pour en extraire un peu d'eau.
Faire fondre le chocolat avec le lait végétal.
Mixer ensemble tous les ingrédients afin d'obtenir une pâte bien homogène. Verser la pâte sur la croustille. Enfourner à Th. 6 (180 °C) pendant 30 à 40 minutes. Le dessus ne doit pas croûter.
Laisser refroidir. Démouler et réserver au frais jusqu'au moment de servir.
J'ai du mal à choisir une photo pour le KiKi...
Dites-moi, y en a-t-il une qui vous allèche plus que les autres ?






