17 décembre 2008
Chocolats de Noël, sans blé, sans lait
Dans un peu moins de dix jours, nous prendrons le "train du Sud" pour passer Noël dans ma belle-famille, avec dans nos bagages quelques gourmandises salées et sucrées en guise de participation au traditionnel repas familial.
Dix jours seulement... Le temps passe vite...
Face à la frénésie qui s'est emparée depuis fin novembre de la ville, des magasins et de la blogosphère culinaire elle-même, je me surprends à avoir envie de lenteur.
Pas de courses éperdues dans les boutiques : le Petit Prince et le Prince Gourmand n'aiment pas ça (moi de moins en moins d'ailleurs). Pas de visite au marché de Noël : depuis quatre ans que nous habitons ici, c'est chaque année la même chose (le seul chalet qui me plaisait a disparu : il abritait les créations d'une styliste de talent dont le bonnet et les troufles donnent à chacun de mes hivers alsaciens un peu de chaleur).
Pas de repas de Noël en avant-première : les tests, c'est le jour-même ou rien ! Des lecteurs m'ont demandé si j'avais des idées de menu festif... Pas vraiment en fait. Pour la simple et bonne raison que je ne me suis encore jamais chargée de la préparation du repas de Noël. Ou que, lorsque je cuisine, mon envie de créer se limite alors à concocter avec ma maman un menu susceptible de plaire à tout le monde à partir de recettes trouvées à droite à gauche (si je me souviens bien, l'année dernière, nous avions jeté notre dévolu sur les recettes de Laurence Salomon, de Trish Deseine et de Clea). Un jour peut-être, je vous préparerai quelques petits plats festifs...

Nous avons installé le sapin vendredi dernier et l'avons contemplé pendant une journée dans son plus simple apparat. Le lendemain, je l'ai habillé sobrement, de rouge et de vert : quelques boules, quatre étoiles, trois guirlandes rouges et deux lumineuses, et un petit élan sur sa luge. Depuis, je ne me lasse pas de regarder le Petit Prince gambader autour du sapin, les yeux brillants de curiosité.
Dans mon "lent élan", j'ai pris le temps de préparer quelques chocolats de Noël - ou de l'Avent, c'est selon ;-) J'aurais pu tempérer le chocolat pour un résultat plus brillant, je ne l'ai pas fait. Le parfum et le goût du chocolat fondu sur la cuillère en bois, le découpage un peu fastidieux mais si apaisant des amandes grillées encore chaudes, les doigts collants de gingembre glacé... Le plaisir de faire soi-même, tout simplement.

Mendiants au gingembre glacé et sésame
100 g de chocolat noir à 60 %
2 c. à s. de graines de sésame
Gingembre glacé
Raisins secs
Casser le chocolat en morceaux dans une petite casserole. Le faire fondre au bain-marie, en veillant à ce que la casserole ne touche pas le fond du bain-marie. Lisser.
Dans une petite poêle, faire griller à sec les graines de sésame. Réserver.
Couper le gingembre glacé en fines lamelles.
A l'aide d'une petite cuillère, former des ronds de chocolat de 4 cm de diamètre sur une feuille de rhodoïd ou l'envers d'un set de table en plastique. Déposer une lamelle de gingembre et un raisin par rond de chocolat. Parsemer de graines de sésame.
Laisser prendre au frais (pas au réfrigérateur !) pendant 1 heure minimum. Décoller délicatement les chocolats, les placer dans une boîte en métal et les conserver dans un endroit frais.
Truffes aux figues et à la noix de coco
100 g de chocolat
50 g de figues moelleuses
15 g de noix de coco râpée
1/4 de c. à c. de mélange quatre-épices (cannelle, muscade, gingembre, girofle)
Casser le chocolat en morceaux dans une petite casserole. Le faire
fondre au bain-marie, en veillant à ce que la casserole ne touche pas
le fond du bain-marie. Lisser.
Dans une petite poêle, faire griller à sec la noix de coco. Réserver.
A l'aide d'un mini-hachoir, mixer les figues en pâte grossière.
Mélanger le chocolat fondu, la noix de coco grillée, la pâte de figue et les épices.
Mettre du cacao dans une assiette. A la main, former des truffes de la grosseur d'une petite noix, puis les rouler dans le cacao.
Laisser prendre au frais pendant 1 heure
minimum, puis placer dans une boîte
en métal et conserver dans un endroit frais.
Rochers aux amandes salées
100 g de chocolat noir à 60 %
100 g d'amandes non mondées
1/4 de c. à c. de sel gris
Casser le chocolat en morceaux dans une petite casserole. Le faire
fondre au bain-marie, en veillant à ce que la casserole ne touche pas
le fond du bain-marie. Lisser.
Dans une petite poêle, faire griller à sec les amandes avec le sel. Les
laisser refroidir un peu, puis les détailler en bâtonnets à l'aide d'un
couteau pointu.
Verser les amandes dans le chocolat fondu. Mélanger.
A l'aide d'une petite cuillère, former des petits rochers sur une feuille de rhodoïd ou l'envers d'un set de table en
plastique.
Laisser prendre au frais (pas au réfrigérateur !) pendant 1 heure
minimum. Décoller délicatement les chocolats, les placer dans une boîte
en métal et les conserver dans un endroit frais.
19 avril 2008
Le goûter du samedi (2) : cake à la courge butternut et aux raisins, sans blé, sans lait
Et voilà ! 14 heures pétantes ! Dans deux heures, ce sera l'heure du goûter... Juste le temps qu'il faut pour préparer et cuire le premier cake du "goûter du samedi".

Je le reconnais, pour une première recette, je ne fais pas dans la facilité... Un 19 avril, proposer une recette à base de courge, j'en connais qui vont trouver que j'exagère ;-) Que voulez-vous ? Il me restait une courge butternut du jardin, la toute dernière de la saison. J'en ai mangé un peu cuit à l'étouffée, mis une partie au congélateur (pour le Petit Prince qui n'aime pas ça, mais finira par aimer ! Et pour nous, si jamais on a envie de ça...) et je me suis débrouillée pour qu'il m'en reste un chouïa...

C'était la deuxième fois que je réalisais un cake à la courge. Le premier, c'était une recette d'Estérelle tirée du livre Potirons, courges et autres cucurbitacées : j'en garde un très bon souvenir. La version d'aujourd'hui nous a beaucoup plu : douce et parfumée, sucrée à point, à peine humide... Quand je pense que le printemps vient de commencer :-o
Il y a trois jours, j'ai vu des potimarrons verts dans mon magasin bio... Et dans votre congélateur ??? Et si vous remplaciez la purée de butternut par de la purée de carotte ? Tout n'est peut-être pas perdu ;-)

Cake à la courge butternut et aux raisins secs
(pour 8 personnes)
3 oeufs
100 g de sucre de canne blond non raffiné
50 g de noisettes entières
150 g de farine de riz complet
2 c. à c. de poudre levante
1 c. à c. de cannelle
1 pincée de sel
2 c. à s. d'huile d'olive
150 g de purée de butternut (ou potimarron)
1 c. à c. de zeste d'orange
50 g de raisins secs
Préchauffer le four à 200 °C (Th. 6-7).
A
l'aide d'un mini-hachoir, mixer les noisettes en poudre fine.
Dans
un saladier, battre les oeufs
avec le sucre. Incorporer la farine, la poudre levante, la cannelle, les noisettes en poudre et le sel. Ajouter l'huile, la purée de courge, le zeste d'orange et les raisins préalablement roulés dans un peu de farine de riz.
Verser la pâte dans un moule
à cake préalablement huilé ou chemisé de papier cuisson.
Enfourner
pendant 50 minutes environ. Le gâteau est cuit lorsque la lame d'un
couteau piquée en son centre ressort humide mais propre.
16 avril 2008
Salade de topinambour aux graines de tournesol, sans blé, sans lait
Vite, vite ! Avant que ce ne soit plus la saison et que je me fasse taper sur les doigts pour "consommation de légumes à contre saison" : une petite salade de topinambour cru aux graines de tournesol grillées.

J'ai découvert le topinambour cru cet hiver, grâce à un billet d'Anne publié en... 2006 ! Il me restait quelques tubercules que je n'avais pas envie de consommer cuits (parce que, si j'adore leur petit goût d'artichaut, ils ne me réussissent pas du tout, du tout). J'ai testé la salade de topinambour aux graines de courge d'Anne, elle a tout de suite été adoptée. Depuis, je l'ai refaite de nombreuses fois à l'identique...
... Jusqu'à hier où j'ai eu envie de changement : de craquant et de croquant toujours, mais aussi de sucré-salé et d'acidulé.
Le résultat ? Un vrai petit délice :-)))

Salade de topinambour aux graines de tournesol
(pour 2 personnes)
1 beau tubercule de topinambour
1/2 pomme sucrée de type Idared
1 poignée de raisins secs
1 petite c. à c. de jus de citron
3 petites c. à c. d'huile de tournesol
Sel, poivre
1 poignée de graines de tournesol
Eplucher le topinambour en le grattant avec un couteau, le passer sous l'eau, puis le couper en julienne fine à l'aide d'une mandoline.
Laver la pomme, la couper en dés sans l'éplucher.
Dans un saladier, mettre le topinambour, la pomme et les raisins. Assaisonner puis remuer.
Dans une poêle, faire griller à sec les graines de tournesol. En parsemer la salade. Servir immédiatement.
04 avril 2008
La main dans le sac (3) : le farz gwiniz du ou far de blé noir, sans blé
Je ne vous ferai pas patienter plus longtemps : kathy et blablababs avaient bien deviné...
Mon sac à bonheur était bien un "sac à farz" (à farz, pas à farces, hein ?!). Soit : un sac pour cuire le far.

Le mien a été cousu par ma Grand-mère paternelle. Traditionnellement, il sert à cuire le "farz gwen" (ou far blanc, à base de froment) et le "farz gwiniz du" (ou far de blé noir) qui accompagnent la viande du pot-au-feu en Bretagne (on parle alors de "kig ha farz" - une recette ici !).
Vous vous en doutez : pas de farz gwen par chez nous (vu qu'il est plein de blé !), mais du farz gwiniz du. De toute façon, avant même de rencontrer le Prince Gourmand, je préférais déjà la texture et le goût, plus raffinés, du far de blé noir.

Ma maman aime servir le far de blé noir avec du poisson (à la place du riz ou des pommes de terre). Moi, je l'aime au petit-déjeuner, ou au goûter.
Elle le prépare nature. Moi, j'y ajoute une grosse poignée de raisins secs.
Elle y met des oeufs. Moi, j'ai testé une version sans oeuf, à base de pommes, inspirée par le pain aux fruits secs d'Anne.
Aujourd'hui, je vous livre les deux recettes. La première est un peu... approximative : c'est ce qui fait le charme des recettes familiales ;-)

Farz gwiniz du traditionnel
(pour 1 far)
500 g de farine de blé noir
3 c. à s. de sucre
2 oeufs
Un peu de beurre demi-sel fondu
Lait
Raisins secs (facultatif)
Dans un saladier, mélanger la farine et le sucre. Ajouter les oeufs, un peu de lait et de beurre fondu.
Lorsque la pâte à la consistance d'une pâte à cake, légèrement plus fluide, y ajouter les raisins préalablement roulés dans la farine.
Verser la pâte dans le sac en tissu (à défaut de sac, utiliser un torchon épais que l'on fermera en utilisant de la ficelle à rôti). Fermer avec un élastique en caoutchouc ou de la ficelle à rôti : ne pas nouer au ras de la pâte car le far gonfle à la cuisson. Cuire pendant 2 heures dans un grand volume d'eau bouillante, ou dans le bouillon du pot-au-feu.
Lorsque le far est cuit, le sortir de l'eau puis de son sac (attention ! Ca brûle !). Servir en tranches de 1 centimètre d'épaisseur avec la viande et les légumes du pot-au-feu, ou émietté et revenu dans un peu de beurre demi-sel avec du poisson (pour la version sans raisins) ou au petit-déjeuner (pour la version avec raisins).

Far de blé noir aux pommes
(pour 1 far)
500 g de farine de blé noir
2 pommes de taille moyenne
40 g de beurre demi-sel fondu
375 ml de lait (soja pour moi)
100 g de raisins secs
Procéder comme précédemment en remplaçant les oeufs par les 2 pommes, préalablement râpées.
Mon astuce :
Quelle qu'en soit la version, le far a tendance à sécher rapidement. Pour le conserver, je le coupe en tranches et le congèle en emballant les tranches par 2 dans du papier d'aluminium. Lorsqu'une envie soudaine de farz gwiniz du se fait sentir, je glisse les 2 tranches encore congelées (et collées) dans le grille-pain puissance maxi (veiller à ne pas couper le far en tranches trop épaisses sinon elles ne rentreront pas dans la fente du grille-pain !), puis je les émiette grossièrement à la fourchette avant de les passer à la poêle.
15 février 2008
Salade de navet boule d'or aux quatre-épices et noix, sans blé, sans lait
Avez-vous déjà goûté au navet boule d'or ? Un navet tout beau, tout rond, à la jolie couleur dorée et au goût un peu sucré ?

Moi, je l'ai découvert ici, en Alsace. Avant, je ne connaissais de navet que le violet. Tout beau aussi, mais au goût de navet un peu trop soufré pour mes papilles.
Le navet boule d'or, je l'ai d'abord mangé cuit. A la vapeur douce, avec d'autres légumes et accompagné d'une petite sauce à la purée d'amandes. Jusqu'au jour où j'ai eu envie de lui faire subir le même sort que les betteraves et les courgettes : le manger cru en salade. Et là, cela a été LA révélation ! J'aimais VRAIMENT le navet :-)
A la demande expresse de Virginie, j'ai tiré le portrait dudit navet ;-)


La recette d'aujourd'hui est toute simple, mais très savoureuse. Si vous n'avez pas de mandoline, râpez le navet ! Si j'utilise la mandoline, c'est surtout pour gagner du temps : cela va vite (attention les doigts !) et la corvée de vaisselle est vite expédiée ;-) En plus j'achète mes navets bio : du coup, je ne les épluche même pas et gagne ainsi encore quelques précieuses minutes !

Salade de navet boule d'or aux quatre-épices et noix
(Pour 2 personnes)
2 petits navets "boule d'or" bio
Raisins secs
Cerneaux de noix
Pour la vinaigrette :
1/4 de c. à c. de moutarde de Dijon
Une pointe de couteau de miel liquide
1 c. à c. de vinaigre de cidre
Une pincée de mélange quatre-épices
Sel, poivre
3 c. à c. d'huile de noix
Laver les navets à l'eau en les brossant avec une brosse à légumes. Les éponger puis les détailler en julienne à l'aide d'une mandoline.
Préparer la vinaigrette, assaisonner et parsemer de raisins secs et de cerneaux de noix grossièrement concassés.
Déguster de suite !
31 janvier 2008
Bouchées crousti-moelleuses au muesli, sans blé, sans lait de vache, sans oeuf
Il suffit parfois d'un petit rien... Une simple recherche sur Internet, un soupçon d'audace, une envie de partage puis de rencontre...
Aujourd'hui, la Belle au Blé Dormant a deux ans. Si j'avais su que ce blog m'apporterait autant, je me serais lancée dans l'aventure bien plus tôt :-)

Pour fêter l'événement, une recette toute simple, née d'un petit rien...
Au départ, je voulais faire une pâte à crumble à base de yaourt de brebis. Une cuillère de yaourt en trop et je me suis retrouvée avec une pâte à biscuits dont la particularité est qu'elle peut se manger crue (si, si !). N'hésitez pas à la goûter avant de la mettre à cuire : c'est bon ! Et en plus, cela vous permettra d'ajuster la quantité de sucre (j'en ai mis volontairement peu, parce que je préfère que ce soient les raisins qui apportent le goût sucré).
Le résultat ? Des bouchées croustillantes à l'extérieur, moelleuses à l'intérieur, à peine sucrées, au bon goût de sarrasin et de noisette. Je n'en avais fait qu'une demie-portion : il n'en reste déjà plus !
Bouchées crousti-moelleuses au muesli
(pour 25 bouchées)
1 yaourt de brebis vanillé (125 g)
60 g de farine de riz complet
60 g de flocons de sarrasin
20 g de sucre de canne blond
60 ml d'eau
60 g de raisins secs
60 g de noisettes concassées
Mélanger tous les ingrédients.
Sur une plaque à pâtisserie légèrement huilée, former des rochers à l'aide d'une cuillère à café.
Enfourner pendant 25 minutes à 180 ° C (Th. 6).
13 novembre 2007
Petit-déjeuner chocolaté à l'amarante et aux fruits secs, sans blé, sans lait : la photo !
Ce matin, l'amarante n'a pas brûlé. Le Petit Prince jouait tranquillement avec son hochet dans son parc. J'ai eu le temps de prendre quelques photos de mon petit-déjeuner du moment...

07 novembre 2007
Petit-déjeuner chocolaté à l'amarante et aux fruits secs et ma plus belle photo culinaire, sans blé, sans lait évidemment !
Il y a des jours comme ça, où l'on se lève le matin en se disant que, peut-être, aujourd'hui sera une journée un peu plus ensoleillée. Un peu moins solitaire. On espère que le sentiment de solitude qui nous habite depuis plusieurs semaines restera accroché, le temps d'une journée, derrière la porte de la salle de bain, au même endroit que le pyjama. Pour une fois, Bébé babille tranquillement sur le lit. On se dit qu'on a le temps de se préparer un bon bol d'amarante pour le petit déjeuner. 15 minutes de cuisson. On se dit qu'on peut bien prendre le temps de consulter ses mails... jusqu'à ce qu'un parfum âcre assaille nos narines...
Ce matin, mon petit déjeuner a brûlé. J'en avais les larmes aux yeux. J'ai avalé vite fait deux tranches de pain et, quand j'ai voulu passer sous la douche, le Petit Prince s'est mis à pleurer...
Et puis, il y a des jours comme ça, où la simple envie de créer son propre blog ou de relever un défi culinaire lancé par une copine de blog nous donne des ailes. Des jours où, devant l'objectif de notre appareil photo, la lumière rend nos créations plus belles...
Il y a 3 semaines, lorsque je vous ai demandé de m'aider à choisir ma plus belle photo culinaire pour participer au concours organisé par Edith*, je ne m'attendais pas à recevoir autant d'avis. Merci !
Aujourd'hui, des financiers au thé matcha ou de la salade de patate douce et carotte aux deux fruits, je ne sais toujours pas vraiment quelle photo choisir... Ma mélancolie me fait pencher pour l'ambiance feutrée des financiers. Mais, parce que je sais trop bien que se laisser aller à ses penchants n'est pas toujours bon, je choisis le pep's de la salade de patate douce.
Voilà, Edith, ma photo pour toi ! Prise avec un reflex numérique. Une assiette blanche - pour souligner les couleurs de la salade - sur une natte à sushi en bambou - pour la touche exotique, simplement posée sur la table - en faux bois mais à la teinte si douce, de notre salle à manger, la pièce que je préfère pour prendre mes photos culinaires parce que c'est la plus lumineuse de la maison.
Et, pour vous, lectrices et lecteurs, la recette de mon petit-déjeuner douceur du moment... Sans photo...
*Le premier récapitulatif des plus belles photos culinaires se trouve ici !
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Petit-déjeuner chocolaté à l'amarante et aux fruits secs
(pour 1 personne)
60 g d'amarante
2 à 3 fois le volume d'amarante en eau (soit 200 à 250 ml)
1 poignée de raisins secs
1 poignée d'amandes non mondées
1 c. à c. de purée d'amandes blanches
1 c. à c. de miel
6 à 12 pistoles (6 à 12 g) de chocolat noir à 70 %
La veille, mettre les amandes à tremper dans un ramequin d'eau.
Mettre l'amarante, les raisins secs et l'eau dans une casserole. Cuire à feu doux pendant 15 à 20 minutes. Eventuellement, rajouter un peu d'eau à la fin de la cuisson pour obtenir une préparation rappelant la semoule.
Dans un bol, couper les amandes en morceaux. Ajouter la purée d'amande, le miel et le chocolat. Verser l'amarante chaude dans le bol.
Mélanger, de manière homogène... ou pas. Déguster tiède.
Pour varier les plaisirs, n'hésitez pas à :
- ne pas mettre de chocolat,
- remplacer la purée d'amandes par de la purée de noisettes,
- mettre des noisettes ou des graines de tournesol à la place des amandes, des abricots ou des figues à la place des raisins secs,
- sucrer avec du sirop d'érable.
D'autres recettes à base d'amarante : chez Claire, chez Elise, chez Anne ou chez Clémentine.
Edit du 13/11/07 : j'ai finalement pris quelques photos. Pour les voir, c'est ici !
03 juillet 2007
Terrine de carottes à l'indienne, sans blé, sans lait
Il y a déjà dix jours de cela, les blogueurs de l'Ets se réunissaient autour d'un pique-nique gourmand... Je vous avais promis de publier sans tarder (hum !) les recettes des deux plats que j'avais apportés - à la condition que vous deviniez quels étaient lesdits plats.
Seulement, alors que ma récente manomania carottée vous a facilement mis sur la piste de la terrine de carottes, mon goût immodéré pour le chocolat ne vous a pas aidés à deviner si j'avais préparé la tarte au chocolat et aux framboises, le brownies ou le gâteau chocolat-courgette (j'ai goûté aux trois - et j'avoue qu'en les goûtant, je me suis dit qu'ils étaient si forts en chocolat que j'aurais bien pu les préparer tous les trois !). Du coup, je ne vous donnerai aujourd'hui que ma recette salée ;-p

Avant le pique-nique, Anne avait émis l'envie de goûter à l'une de mes tartes à la carotte. Seulement, à bien y réfléchir, je me suis dit qu'une terrine serait plus facile à partager entre les 18 convives du pique-nique qu'une tarte dont la pâte sans blé est souvent assez friable. J'ai donc décidé d'adapter à "ma mode indienne" une recette de terrine que le Prince Gourmand et moi apprécions beaucoup et qui a déjà fait le tour de la blogosphère (à commencer par ici, puis là, là, ou encore là, là, là, ou là, ou enfin là !) : le pâté de pois chiches au curry de Valérie Cupillard, extraite de "Pâtés végétaux et tartinades". Le résultat, je crois, a beaucoup plu...

Terrine de carottes à l'indienne
1 échalote
Huile d'olive
4 carottes
150 g de farine de pois chiches
50 cl d'eau
1 c. à c. de curry non moulu
2 c. à s. de câpres
3 c. à s. de raisins secs
Sel, poivre
Préchauffer le four Th. 7 (210 °C).
Emincer finement l'échalote. La faire revenir dans un peu d'huile d'olive.
Eplucher ou brosser les carottes, les râper. Les ajouter à l'échalote. Faire cuire à l'étouffée pendant 10-15 minutes. Saler, poivrer, ajouter le curry, les câpres et les raisins.
Dans une casserole, délayer la farine de pois chiches avec l'eau. Faire épaissir à feu doux jusqu'à obtention d'une béchamel épaisse. Hors du feu, ajouter les carottes. Rectifier l'assaisonnement si nécessaire.
Verser le mélange dans un moule à cake préalablement huilé. Enfourner pendant 45 minutes environ. Laisser refroidir avant de démouler. Servir la terrine froide, en cubes à l'apéritif ou en tranches en plat principal.
06 juin 2007
Tarte aux carottes à l'indienne, sans blé, sans lait
J'aime les carottes, voilà qui ne vous aura sûrement pas échappé. A la croque, en jus, en soupe, en salade, en terrine, en tarte, en dessert... Je me demande ce qu'il me reste encore à essayer... Si vous avez des propositions !
Et je crois que j'aime aussi tout particulièrement les tartes à la carotte. A tel point que je me retrouve aujourd'hui avec trois recettes de tartes à la carotte en instance de publication ! (Surtout, ne me dites pas que vous détestez les carottes... C'est tellement bon, les carottes ! Et pas seulement parce que cela donne bonne mine et bon caractère...)

La recette d'aujourd'hui est librement inspirée d'une tourte à la carotte dégustée il y a une semaine lors d'une sympathique et gourmande soirée entre filles. J'avais été séduite par l'association de la carotte avec câpres, raisins et curry - surprenante, mais tellement savoureuse. Alors, à défaut d'avoir pu soutirer ladite recette (Cathy, c'est vrai, je ne me suis pas beaucoup acharnée !), je me suis lancée, toute seule, comme une grande. Et je dois dire que le résultat m'a beaucoup plu :-)))
Un grand merci, Cathy, pour cette belle découverte !

Tarte aux carottes à l'indienne
(pour 4 personnes)
1 pâte à tarte brisée sans gluten (ici, par exemple)*
4 belles carottes
1 petite c. à c. de curry sans gluten
1 oeuf
100 g de crème de soja cuisine
2 c. à s. de câpres
3 c. à s. de raisins secs
Sel, poivre
Préchauffer le four Th. 7 (210 °C).
Eplucher les carottes, les râper et les faire cuire à l'étouffée pendant 10-15 minutes. Saler, poivrer.
Préparer la pâte, l'étaler sur une feuille de papier sulfurisé, en garnir un plat à tarte. Enfourner pendant 5 minutes.
Battre l'oeuf et la crème de soja. Saler, poivrer.
Ajouter le curry, les câpres et les raisins, puis progressivement les carottes. Garnir le fond de tarte.
Enfourner pendant 40 minutes environ. Servir chaud ou froid.
* Pour ma part, j'avais tenté une nouvelle expérience avec :
60 g de
flocons de sarrasin
140 g de farine de riz complet
1 c. à c. de
levure
Sel
40 g d'huile d'olive
Eau
La pâte était un peu difficile
à étaler, mais délicieuse et croustillante à souhait. Le Prince Gourmand a toutefois trouvé
qu'au goût, elle n'était pas tout à fait adaptée à la garniture. Peut-être qu'en
mettant des flocons de millet à la place des flocons de sarrasin, pour
un goût moins prononcé ? Ou bien en parfumant légèrement la pâte avec du
curcuma ?







