10 mai 2008
Le goûter du samedi (5) : cake mangue-coco, sans blé, sans lait
Pour sa quatrième édition, le "goûter du samedi" s'envole vers des contrées plus exotiques. Ainsi, après la courge, le citron et les fruits rouges, j'ai eu envie de mettre à l'honneur la mangue et la noix de coco.

Le résultat ? Un cake moelleux et parfumé. La noix de coco est présente, mais pas trop (même le Prince Gourmand qui n'est pas fan de noix de coco a aimé !). Fraîche, la mangue s'est faite un peu trop discrète à mon goût : je pense que le cake gagnerait encore en saveur avec de la mangue séchée. Et à défaut de mangue, je verrais bien de la banane ou de l'ananas...
Alors, qui teste ?

Cake mangue-coco
(pour 8 personnes)
3 oeufs
100 g de sucre de canne roux non raffiné
150 g de farine de riz complet
2 c. à c. de poudre levante
50 g de noix de coco râpée
1 pincée de sel
2 c. à s. d'huile d'olive
1 c. à s. de rhum
100 g de lait de coco
200 g de chair de mangue (ou 100 g de mangue séchée)
Préchauffer le four à 200 °C (Th. 6-7).
Dans
un saladier, battre les oeufs
avec le sucre. Incorporer la farine, la poudre levante, la noix de coco et le sel. Ajouter l'huile, le rhum, le lait de coco et la mangue coupée en petits dés.
Verser la pâte dans un moule
à cake préalablement huilé ou chemisé de papier cuisson.
Enfourner
pendant 50 minutes environ. Le gâteau est cuit lorsque la lame d'un
couteau piquée en son centre ressort humide mais propre.
03 mai 2008
Le goûter du samedi (4) : fruits rouges et fleur d'oranger, un cake pour Emma, sans blé, sans lait de vache
A l'heure où vous lisez ce billet, je suis loin, très loin de mon ordinateur, en compagnie d'une adorable demoiselle aux yeux bleus...

Vous m'excuserez si je ne prends pas le goûter avec vous aujourd'hui ? Si je vous laisse déguster seuls le cake du troisième "goûter du samedi" ?

Après le cake à la courge butternut et aux raisins secs et le cake glacé au citron et gingembre confit, voici un cake aux fruits rouges délicatement parfumé à l'eau de fleur d'oranger. J'y ai mis framboises, myrtilles et groseilles (du congélateur - je vide, je vide, en prévision de la future récolte), mais libre à vous de choisir d'autres fruits rouges, de varier les proportions ou de n'en utiliser qu'une sorte !

Cake aux fruits rouges à la fleur d'oranger
(pour 8 personnes)
3 oeufs
100 g de sucre de canne blond non raffiné
150 g de farine de riz complet
2 c. à c. de poudre levante
50 g d'amandes non mondées
1 pincée de sel
3 c. à s. d'huile d'olive
100 g de yaourt de brebis
200 g de fruits rouges (100 g de framboises, 50 g de myrtilles, 50 g de groseilles rouges - le tout sorti du congélateur, de la saison dernière)
1 c. à s. d'eau de fleur d'oranger
Préchauffer le four à 200 °C (Th. 6-7).
A
l'aide d'un mini-hachoir, mixer les amandes en poudre fine.
Dans
un saladier, battre les oeufs
avec le sucre. Incorporer la farine, la poudre levante, la poudre
d'amandes et le sel. Ajouter l'huile, le yaourt de brebis, les fruits rouges et l'eau de fleur d'oranger.
Verser la pâte dans un moule
à cake préalablement huilé ou chemisé de papier cuisson.
Enfourner
pendant 50 minutes environ. Le gâteau est cuit lorsque la lame d'un
couteau piquée en son centre ressort humide mais propre.
26 avril 2008
Le goûter du samedi (3) : cake glacé au citron et gingembre confit, sans blé, sans lait
Deuxième "goûter du samedi" en votre compagnie...
Après le cake à la courge butternut et aux raisins secs, voici un cake acidulé et épicé que je dédie à une petite abeille et ses deux mini-bourdons.

Noël 2007, Nord-Finistère
C'était en décembre. Des vacances longues, longues, longues. Tellement longues qu'on avait entrepris de traverser la France, le coffre de la voiture plein à craquer. Le Petit Prince avait 5 mois.
Ce jour-là, il a fait la connaissance de son arrière-grand-mère.

Et nous, les grands, nous avons fait la connaissance de Virginie et ses adorables jumeaux. On s'était invités à goûter, avec un cake au citron préparé par le Prince Gourmand, un peu friable parce que je n'avais pas encore trouvé LA recette du cake "sans", et d'aspect un peu... étrange parce que le Prince Gourmand n'avait pas attendu que le sucre du glaçage soit complètement dissout. Autour de ce cake, nous avons passé un moment merveilleux et, quand nous avons quitté la douce maison de Maya, je me suis dit que c'était vraiment, mais vraiment dommage que l'Alsace soit si loin de la Bretagne...
Depuis, je n'ai eu de cesse de faire le cake au citron parfait. La recette d'aujourd'hui n'est sans doute pas parfaite, mais c'est la version qui, à l'heure actuelle, a la faveur de mes papilles : sucrée mais pas trop, parfumée et acidulée à souhait (grâce au gingembre confit et au glaçage au jus de citron). Et comme, en plus, elle a été préparée pour la venue d'un coin de Bretagne dans notre coin d'Alsace... Mmmmhhh !!!
Bon goûter à vous !
Et merci à toi, Virginie !

Cake glacé au citron et gingembre confit
(pour 8 personnes)
3 oeufs
100 g de sucre de canne roux non raffiné
150 g de farine de riz complet
2 c. à c. de poudre levante
50 g d'amandes
1 pincée de sel
3
c. à s. d'huile d'olive
100 g de yaourt de soja
40 g de gingembre confit
Le zeste d'1 citron
Pour le glaçage :
Le jus d'1 citron
40 g de sucre de canne roux non raffiné
Préchauffer le four à 200 °C (Th. 6-7).
A
l'aide d'un mini-hachoir, mixer les amandes en poudre fine.
Dans
un saladier, battre les oeufs
avec le sucre. Incorporer la farine, la poudre levante, la poudre d'amandes et le sel. Ajouter l'huile, le gingembre confit coupé en dés et
roulé dans un peu de farine de riz et le zeste de citron râpé finement.
Verser la pâte dans un moule
à cake préalablement huilé ou chemisé de papier cuisson.
Enfourner
pendant 50 minutes environ. Le gâteau est cuit lorsque la lame d'un
couteau piquée en son centre ressort humide mais propre.
Pendant la cuisson, faire chauffer le jus de citron et le sucre dans une petite casserole jusqu'à obtention d'un sirop.
Au sortir du four, piquer le cake à l'aide d'un cure-dent. Répartir le glaçage à l'aide d'une grande cuillère. Laisser refroidir complètement avant de démouler.
19 avril 2008
Le goûter du samedi (2) : cake à la courge butternut et aux raisins, sans blé, sans lait
Et voilà ! 14 heures pétantes ! Dans deux heures, ce sera l'heure du goûter... Juste le temps qu'il faut pour préparer et cuire le premier cake du "goûter du samedi".

Je le reconnais, pour une première recette, je ne fais pas dans la facilité... Un 19 avril, proposer une recette à base de courge, j'en connais qui vont trouver que j'exagère ;-) Que voulez-vous ? Il me restait une courge butternut du jardin, la toute dernière de la saison. J'en ai mangé un peu cuit à l'étouffée, mis une partie au congélateur (pour le Petit Prince qui n'aime pas ça, mais finira par aimer ! Et pour nous, si jamais on a envie de ça...) et je me suis débrouillée pour qu'il m'en reste un chouïa...

C'était la deuxième fois que je réalisais un cake à la courge. Le premier, c'était une recette d'Estérelle tirée du livre Potirons, courges et autres cucurbitacées : j'en garde un très bon souvenir. La version d'aujourd'hui nous a beaucoup plu : douce et parfumée, sucrée à point, à peine humide... Quand je pense que le printemps vient de commencer :-o
Il y a trois jours, j'ai vu des potimarrons verts dans mon magasin bio... Et dans votre congélateur ??? Et si vous remplaciez la purée de butternut par de la purée de carotte ? Tout n'est peut-être pas perdu ;-)

Cake à la courge butternut et aux raisins secs
(pour 8 personnes)
3 oeufs
100 g de sucre de canne blond non raffiné
50 g de noisettes entières
150 g de farine de riz complet
2 c. à c. de poudre levante
1 c. à c. de cannelle
1 pincée de sel
2 c. à s. d'huile d'olive
150 g de purée de butternut (ou potimarron)
1 c. à c. de zeste d'orange
50 g de raisins secs
Préchauffer le four à 200 °C (Th. 6-7).
A
l'aide d'un mini-hachoir, mixer les noisettes en poudre fine.
Dans
un saladier, battre les oeufs
avec le sucre. Incorporer la farine, la poudre levante, la cannelle, les noisettes en poudre et le sel. Ajouter l'huile, la purée de courge, le zeste d'orange et les raisins préalablement roulés dans un peu de farine de riz.
Verser la pâte dans un moule
à cake préalablement huilé ou chemisé de papier cuisson.
Enfourner
pendant 50 minutes environ. Le gâteau est cuit lorsque la lame d'un
couteau piquée en son centre ressort humide mais propre.
Le goûter du samedi (1) : recette de base, sans blé, sans lait
Je suis mono-maniaque et je l'assume : après les tartes à la carotte, les cakes !
Cela a commencé avec un cake au citron raté (il était bon certes, mais ne correspondait pas du tout à ce que j'avais imaginé... Donc vous n'aurez pas la recette !). Puis, j'ai enchaîné avec deux cakes marbrés pour le prix d'un. Et depuis, je n'arrête pas : tous les deux jours, un nouveau cake sort de mon four !
Alors voilà ! Aujourd'hui, j'ai eu envie de partager avec vous la recette qui me sert de base et que je décline selon l'humeur du jour et en fonction du contenu de mon réfrigérateur/congélateur. Libre à vous de la décliner comme bon vous semble ! Mais surtout, n'oubliez pas de me raconter vos essais :-)))
Moi, je vous donne rendez-vous à 14 heures pour une première variante du "goûter du samedi" et je vous retrouverai pour quelques semaines encore, à la même heure - et jusqu'à ce qu'une nouvelle mono-manie ne fasse taire mon nouvel amour pour les cakes ;-)

Saurez-vous deviner à quoi sont ces quatre cakes ?
Recette de base pour un cake
(pour 8 personnes)
3 oeufs
100 g de sucre de canne blond non raffiné (+ ou - selon l'arôme choisi)
150 g de farine de riz complet
2 c. à c. de poudre levante
50 g d'oléagineux (amandes non mondées, noisettes, noix, pistaches, etc.)
1 belle pincée de sel
3 c. à s. d'huile d'olive, ou 100 g de yaourt (de soja, de brebis, etc.) + 2 c. à s. d'huile d'olive (+ ou - selon l'arôme choisi)
Arôme (fruits frais, fruits confits, fruits secs, chocolat, épices, eaux florales, huiles essentielles, etc.)
Préchauffer le four à 200 °C (Th. 6-7).
A
l'aide d'un mini-hachoir, mixer en poudre fine l'oléagineux choisi.
Dans un saladier, battre les oeufs
avec le sucre. Incorporer la farine, la poudre levante, la poudre d'oléagineux et le sel. Ajouter l'huile (ou l'huile et le yaourt) et l'arôme.
Verser la pâte dans un moule
à cake préalablement huilé ou chemisé de papier cuisson.
Enfourner
pendant 50 minutes environ. Le gâteau est cuit lorsque la lame d'un
couteau piquée en son centre ressort humide mais propre.
07 avril 2008
Cake marbré chocolat-pistache, sans blé, sans colorant !
C'est plus fort que moi : je n'aime pas les colorants*. Et parce que je n'aime pas les colorants, j'ai aussi du mal à aimer les mets qui en contiennent. Tous les colorants ne sont pas artificiels, je le sais bien (heureusement d'ailleurs !). Pourtant, mes neurones, et mes papilles, ne peuvent s'empêcher de tressaillir à l'approche d'un plat outrageusement coloré. C'est comme ça...
J'en ai d'ailleurs fait l'expérience ce week-end : deux cakes marbrés chocolat-pistache, le premier réalisé avec de la pâte de pistache (achetée peu de temps après l'ouverture de ce blog et oubliée dans le bas du réfrigérateur... Oups ! Ca fait longtemps... Personne n'a été malade, je vous rassure !), le second avec de vraies pistaches. Ne me demandez pas lequel j'ai préféré, je suis sûre que vous connaissez la réponse.

Le premier était très esthétique, un beau vert flashy dû au colorant contenu dans la pâte de pistache. Je ne saurai plus vous en dire le nom, ni s'il s'agit d'un colorant artificiel, je n'ai pas gardé la boîte - sans doute pour essayer de duper mes neurones et leur faire oublier la présence de l'ingrédient mal-aimé (vu la quantité de pâte de pistache qu'il me reste, cela n'a pas dû fonctionner...). Le second affichait un vert très pâle, légèrement plus soutenu aux endroits où se trouvaient des "hachures" de pistaches plus grosses. A première vue, on aurait presque dit un cake marbré "normal".
Le premier avait un goût de pistache comme les crèmes glacées du commerce. Le second avait une saveur plus discrète, qui ne couvrait pas celle du chocolat - rehaussée par un soupçon de fève tonka.
Le premier m'a plu certes, mais pas complètement. Le second a séduit mes pupilles et mes papilles par sa simplicité, et sa subtilité.
*Je n'aime pas les colorants, mais j'aime la couleur. C'est joli toutes ces couleurs sur mon blog, non ?!?

Cake marbré chocolat-pistache
(pour 8 personnes)
3 oeufs
100 g de sucre de canne blond non raffiné
150 g de farine de riz complet
2 c. à c. de poudre levante
100 g de beurre demi-sel
80 g de chocolat noir à 70 %
25 g d'amandes non mondées
60 g de pistaches mondées non salées
Fève tonka
Préchauffer le four à 180-210 °C (Th. 6-7).
Mettre le beurre à fondre dans une petite casserole. Dans un saladier, battre les oeufs avec le sucre. Incorporer la farine, la poudre levante et le beurre fondu.
Mettre le chocolat à fondre dans une petite casserole. A l'aide d'un mini-hachoir, mixer en poudre fine les pistaches, puis les amandes.
Diviser la pâte en deux parts égales. Dans la première, ajouter les pistaches et un peu de fève tonka râpée. Dans la seconde, incorporer le chocolat fondu et les amandes.
A l'aide d'une cuillère à soupe, répartir les deux pâtes alternativement dans un moule à cake préalablement beurré ou chemisé de papier cuisson.
Enfourner pendant 45 minutes environ. Le gâteau est cuit lorsque la lame d'un couteau piquée en son centre ressort humide mais propre.
--------------------------------------------
Pour en savoir plus sur les additifs alimentaires (dont font partie les colorants) et leurs effets sur notre santé :
Les additifs alimentaires et Tableau des additifs alimentaires et de leurs effets sur la santé, CNDP
Santé et additifs alimentaires, Univers-nature.com
Le guide des additifs alimentaires, une partie consacrée aux colorants
Additifs alimentaires Danger : le guide indispensable pour ne plus vous empoisonner, de C. Gouget
14 mars 2008
Un gâteau aux pommes pour Malo, sans blé
Malo, c'est un petit bout d'homme rigolo.
Quand Malo a soif, il boit le vent.
Quand il a faim, il mange des légumes : son légume préféré, c'est le croque-monsieur.
Et quand il a envie d'une dernière gourmandise, Malo demande deux bonbons... pour être sûr d'en avoir un dernier.
Malo a un petit frère et une grande soeur qu'il aime plus que tout.

Aujourd'hui Malo a 4 ans.
Malo, je ne le connais pas en vrai... Je ne le connais qu'à travers les mots tendres et émerveillés de sa maman. Et pourtant, c'est un peu comme si je le connaissais...

Alors quand sa maman m'a demandé une recette de gâteau à la pomme pour l'anniversaire du bout de chou, je me suis exécutée de bon coeur !
Voilà le résultat : un gâteau à la pomme pour Malo ! Pour Anna aussi, parce qu'Anna est intolérante au gluten.
Joyeux anniversaire Malo !!!

Gâteau renversé à la pomme pour Malo
(pour 6 à 8 personnes)
Pour le caramel :
60 g de sucre de canne blond non raffiné
20 g d'eau
Jus de citron
Pour le gâteau :
3 belles pommes acidulées de type Granny Smith
2 oeufs
60 g de sucre de canne blond non raffiné
80 g de farine de châtaigne
40 g de farine de riz complet
2 c. à c. de poudre levante
50 g de beurre demi-sel
100 g d'eau
Beurrer un moule à manqué.
Mettre le sucre, l'eau et quelques gouttes de jus de citron dans une petite casserole. Mélanger. Chauffer à feu vif jusqu'à obtention d'un caramel roux (pour mélanger, secouer la casserole ! Ne pas utiliser une cuillère !). Verser immédiatement dans le moule à manqué.
Éplucher les pommes, les couper en tranches fines. Disposer les tranches en rosace au fond du moule (faire plusieurs couches).
Préchauffer le four à 210 °C (Th. 7).
Dans un saladier, mélanger les oeufs avec le sucre. Ajouter les farines et la poudre levante.
Faire fondre le beurre à feu doux dans la casserole ayant servi à préparer le caramel. Incorporer le beurre à la pâte, puis l'eau. Bien mélanger.
Verser la pâte sur les pommes. Taper le moule sur le plan de travail de manière à ce que la pâte s'infiltre entre les pommes. Enfourner pendant 30 à 40 minutes.
Au sortir du four, retourner le gâteau sur le plat de service. Attendre quelques instants avant de démouler pour éviter que des tranches de pommes ne restent attachées au moule.
Déguster tiède ou froid.
10 septembre 2007
La recette de mon enfance : la Reine de Saba, adaptée sans blé
Comme Miss Diane, j'ai eu envie, avec ce billet, de faire d'une pierre deux coups : succomber une nouvelle fois à ma passion pour le chocolat tout en retombant en enfance le temps d'un goûter. Mamina et Clairechen, ce billet est pour vous ;-)

La recette d'aujourd'hui est, vous l'aurez compris, une recette de gâteau au chocolat. Avec le gâteau au yaourt, c'est sans doute le premier gâteau que j'aie préparé de mes petites mains étant enfant, le gâteau que je préparais le dimanche matin pour le repas du midi, celui grâce auquel j'ai pris pour la première fois possession de la cuisine familiale... celui par lequel est né mon amour de la cuisine - et du chocolat :-)))
Aujourd'hui encore, je l'associe à deux souvenirs distincts. Le premier plus technique, le second plus affectif : l'incorporation délicate des blancs d'oeufs au mélange chocolaté et le partage méticuleux en trois parts égales en vue du léchage en bonne et due forme par mes deux soeurs et moi. A cette époque bénie, je ne connaissais pas encore la maryse. L'incorporation des blancs d'oeufs prenait des allures de défi - un défi que je ne relevais pas toujours, préférant en laisser la responsabilité à ma soeur aînée. Quant au partage de la pâte restante... Il fallait qu'il soit très précis, et devait tenir compte du fait que l'une de nous trois aurait aussi le droit de lécher la cuillère ! La maryse (et l'âge aussi peut-être) a un peu changé la donne, même si, je l'avoue, il m'arrive encore régulièrement de laisser exprès un peu de pâte dans le plat, rien que pour avoir le plaisir de retomber quelques instants en enfance...
J'ai bien entendu adapté la recette d'origine (dont je ne connais plus la source - Maman ?), en remplaçant la farine de blé par de la farine de riz complet - ce qui donne au gâteau un côté croustillant. Je n'ai pas non plus pu m'empêcher de choisir un chocolat beaucoup plus fort en chocolat que celui que nous utilisions dans mon enfance, et j'ai diminué la quantité de sucre. Le résultat a plu à mes papilles, sans doute plus que si j'avais suivi à la lettre la recette d'origine (entre parenthèses).
Edit du 13 septembre 2007 :
Le récapitulatif des recettes d'enfance est chez Clairechen : ici !

La Reine de Saba de mon enfance
160 g de chocolat noir à 85 % (à 56 %)
150 g de beurre demi-sel
120 g de sucre (150 g)
100 g de farine de riz complet (de blé)
4 oeufs
1 pincée de sel
Préchauffer le four Th. 5-6 (150-180 °C).
Séparer les blancs des jaunes.
Faire fondre le chocolat avec le beurre.
Hors du feu, ajouter au mélange chocolaté le sucre, la farine et les jaunes d'oeufs un à un.
Monter les blancs en neige avec une pincée de sel. Les incorporer délicatement au mélange chocolaté.
Verser la pâte dans un moule à manqué préalablement beurré. Enfourner pendant 25 minutes environ.
----------------------------------
Mon deuxième amour en cuisine, c'est la carotte. Vous aussi ?
Avec ou sans blé/gluten, avec ou sans lait,
je suis sûre que vous aimerez me concocter
une petite recette de tarte à la carotte
(ou m'envoyer votre recette préférée).
A défaut de pouvoir toutes les tester,
j'espère juste, au final, avoir une jolie petite collection de recettes
à vous présenter.
Vous êtes partant(e)s ?

Alors, c'est parti !
Vous avez jusqu'au 30 septembre pour m'envoyer vos recettes et photos
(ou m'indiquer un lien en commentaire, si vous avez un blog).
Je me ferai un plaisir de les regrouper ici dans la "Tarte-à-la-carotte-ô-thèque".
----------------------------------
11 avril 2007
Cake aux fruits secs de Loïse, sans lait, sans oeufs, sans gluten
Il y a un an de cela, j'avais publié ici le lien vers la recette de cake aux fruits secs, sans lait, sans oeufs et sans gluten, de Loïse que nous avions testé et beaucoup apprécié. Comme à mon habitude, je m'étais contentée d'indiquer le lien et n'avais pas recopié ladite recette sur mon blog.
Mais, il y a quelques jours, j'ai été surprise d'apprendre par une lectrice que Loïse avait fermé son Carnet de recettes... J'ai donc fouillé dans mes archives papier et, par chance, j'ai retrouvé la recette que je vous restitue aujourd'hui, avec quelques petits commentaires personnels.
Si vous ne l'aviez pas encore essayée, n'hésitez pas : ce cake est un vrai délice !
Cake aux fruits secs
1 cup de farine de sarrasin
1/2 cup de farine de riz complet
1/2 cup de farine de châtaigne
1 c. à s. d'arrow-root (en magasin bio)
1/2 cup d'huile (tournesol, pépins de raisins, sésame - j'ai une préférence pour l'huile d'olive ou de pépins de raisin, et je diminue la quantité à 1/3 cup)
1 et 1/2 cup de lait végétal (lait de riz par exemple)
1 c. à s. de vinaigre de cidre
2 c. à c. de poudre levante sans gluten (en magasin bio)
2 c. à s. de sirop de riz (en magasin bio) ou de miel (jusqu'à présent, je n'avais pas de sirop de riz : la version au miel est délicieuse !)
2 et 1/2 cups de fruits secs mélangés et détaillés en petits morceaux (figues, dattes, abricots, pruneaux, raisins, cranberries - j'aime aussi ajouter des oléagineux : amandes, noisettes, graines de courges, etc.)
Préchauffer le four Th. 5 (150 °C) - il me semble que j'ai toujours réglé le four un peu plus chaud, à Th. 6-7 (180-210 °C).
Mélanger tous les ingrédients (ajouter les fruits secs en dernier, en ayant pris soin de les fariner au préalable, cela permet d'éviter qu'ils ne se retrouvent tous dans le bas du cake).
Enfourner pendant 45 minutes environ (la lame d'un couteau doit ressortir sèche, prolonger éventuellement la cuisson).
Ce cake se conserve très bien une semaine, dans une boîte hermétique ou enveloppé dans un linge. Attendez le lendemain il est encore meilleur - nous, on a jamais réussi à attendre le lendemain !
24 mars 2007
Gâteau écureuil de la maman d'Anne Cé, adapté sans blé, sans lait
Le monde est étrangement petit. Je m'en rends compte tous les jours un peu plus.

Ainsi, il y a quelques jours, j'ai appris qu'une de mes amies était amie avec la grande soeur de Claire. Il y a quelques mois, j'ai découvert que le chéri de Cocotte en chocolat connaissait ma meilleure amie de CM1 (qui, je l'avais déjà découvert par hasard, était aussi une très bonne amie de la cousine de mon Prince Gourmand). Et, il y a un an, lorsque j'ai créé ce blog, j'ai fait la connaissance virtuelle d'Anne Cé... qui n'était autre que la fille d'une des sopranes avec qui je chantais lorsque nous habitions Roanne.
Le monde est étrangement petit, non ?

Et voilà comment, grâce à la "petitesse de notre monde", j'ai pu goûter hier au gâteau écureuil de la maman d'Anne Cé auquel je n'avais jamais eu l'occasion de goûter lors de nos deux trop courtes années passées dans la Loire. C'était aérien, sucré à point et délicieusement noisetté ! Bien évidemment, j'ai adapté la recette : en remplaçant tout simplement la farine de blé par de la farine de riz complète. Et puis, j'y ai mis ma petite touche en préparant un glaçage au chocolat noir, lait végétal et miel, parsemé de quelques pistaches, amandes concassées et pépites d'érable. La cuillère en suspens au dessus du plat, j'ai longtemps hésité à mettre de la cannelle comme préconisé dans la recette. La prochaine fois (parce que prochaine fois, il y aura), je n'en mettrai pas. Tout simplement parce que je ne suis pas fan de cannelle.
Merci de nous avoir partagé cette recette, Anne Cé, et bisous à ta maman !






