09 juillet 2007
Boeuf au saté, sans blé, sans lait
Le grand-père de mon Prince Gourmand est un lecteur assidu de mon blog. Il sait que j'aime cuisiner et, à Noël, il m'a même offert un petit livre sur la cuisine lyonnaise. Ce cadeau m'a beaucoup touchée, mais je dois avouer que je n'ai jusqu'à présent testé qu'une seule recette, celle de la salade de pissenlits aux oeufs pochés et croûtons (délicieuse, soit dit en passant !).

Régulièrement, il laisse sur mon blog de petits commentaires pour y déplorer l'absence de recettes carnées. Force est en effet de constater que je publie rarement des recettes à base de viande. Tout d'abord parce que nous ne sommes pas de grands carnivores, mais aussi parce que je suis tout sauf une experte en cuisson de viande.
Une fois n'est pas coutume, voici donc une recette à base de viande. Certes, elle n'a absolument rien à voir avec la cuisine des bouchons lyonnais. Mais elle a ceci de lyonnais qu'elle est inspirée de la recette de boeuf au saté que prépare l'une des tantes de mon Prince Gourmand... dont une bonne partie de la famille habite la région lyonnaise ;-p

Boeuf au saté
(pour 2 personnes)
1 oignon émincé
Huile d'olive
200 g de boeuf (par ex., viande à bourguignon)
1 c. à s. de poudre de saté (dans les épiceries asiatiques - vérifier qu'elle ne contient pas de gluten)
1 c. à s. de nuoc nam
1 c. à c. de purée de cacahuètes avec des morceaux (en magasin bio)
1 petit verre d'eau
Faire revenir l'oignon dans un peu d'huile.
Pendant ce temps, avec un couteau bien aiguisé, couper la viande en très fines lamelles. Ajouter à l'oignon et saisir quelques minutes.
Ajouter la poudre de saté, le nuoc nam, la purée de cacahuètes et le verre d'eau.
Laisser mijoter un peu, jusqu'à ce que le liquide ait réduit et enrobe bien les morceaux de viande.
Servir avec du riz (complet pour moi).
07 mai 2007
Passatonvoizin #19 (2) : curry de poulet à la patate douce et aux noix de cajou, sans blé, sans lait
Non, non ! Je n'ai pas oublié - même si cela en a tout l'air...

Ruines du château du Wineck, mai 2007
Seulement voilà ! Après nous avoir concocté une délicieuse salade de patate douce et carotte aux deux fruits, je suis restée un petit peu sur ma faim. Comment ? Le Passatonvoizin, c'est déjà fini pour moi ? Je ne sais pas si les deux heures et demie de balade dominicale en forêt y sont pour quelque chose, mais lorsque le Prince Gourmand m'a proposé de manger un curry de poulet hier soir, j'ai tout de suite dit oui. Et ni une, ni deux, je me suis retrouvée à préparer une deuxième recette pour le Passatonvoizin (Marion, c'est pas grave, hein ?!?)...

Curry de poulet à la patate douce et aux noix de cajou
(pour 2 personnes)
200 g de blanc de poulet
Huile d'olive
1 c. à c. de curry moulu
Sel, poivre
1/4 de patate douce à chair orangée (80 g environ)
1 branche de céleri
1 bonne poignée de raisins secs
20 cl de crème de coco
1 poignée de noix de cajou crues, non salées
Couper le poulet en dés. Dans une sauteuse, faire chauffer un peu d'huile d'olive. Y faire revenir le poulet.
Lorsque la viande est dorée, ajouter le curry. Saler, poivrer.
Eplucher la patate douce. La couper en cubes de 1 cm de côté environ. Débiter le céleri en petits tronçons. Ajouter les légumes et les raisins au poulet. Mélanger.
Ajouter la crème de coco. Laisser mijoter pendant 20 à 30 minutes. Eventuellement, ajouter un peu d'eau.
Au moment de servir, parsemer de noix de cajou grossièrement concassées.
Et, parce que le suspense a assez duré, voici enfin le nom de la prochaine relayeuse, tiré au sort à l'instant par le Prince Gourmand (mais que ferais-je sans lui ?) :
Mégara, c'est à toi !
A toi de nous concocter une chouette petite recette en choisissant deux des ingrédients suivants. Alors ?
- Noix de cajou
- Patate douce ou
- Raisins secs ?
Rendez-vous lundi prochain dans la Cuisine des p'tites poulettes !
Un grand merci à toi, Marion ! J'aime bien les "idées à la noix" comme ça ;-)
25 octobre 2006
Pilaf de riz épicé au poulet, sans blé, sans lait
Le dimanche, mon Prince Gourmand va se défouler au volley pendant deux heures et des poussières. J'en profite pour traîner un peu, mais aussi pour faire du rangement et du ménage. Comme il rentre souvent à midi passées, c'est aussi moi qui ai en charge la composition d'un "menu reconstitueur d'énergie".

Balade au Col du Pigeonnier, Alsace
Dimanche dernier, Marie venait déjeuner à la maison. Il fallait donc trouver une idée un peu plus élaborée qu'un simple plat de légumes, céréales et féculents. Je me suis lancée dans la préparation d'un pilaf de riz au poulet, très largement inspiré d'une recette recopiée dans un livre sur les épices de ma maman (Maman, si tu passes par là, pourrais-tu me rappeler quel en est le titre ?) : j'ai suivi à la lettre les instructions, mais pas les quantités. Le résultat était délicieux ! Et avec une salade de carottes au kiwi et gingembre en entrée et le gâteau de noix de Marie (adapté sans blé) en dessert, mon Prince Gourmand a pu recharger ses batteries - et nous suivre pour une balade en forêt de deux heures l'après-midi !

Riz au poulet et aux épices
(pour 3 personnes)
200 g de blancs de poulet coupés en dés
Huile d'olive
1 poignée d'amandes entières non mondées
1 oignon émincé
1 gousse d'ail pressée
10 grains de poivre noir
1/2 c. à c. de curcuma
1/4 de c. à c. de cumin en grains
1 feuille de laurier
1 bâton de cannelle
3 clous de girofle
220 g de riz long complet
1 cube de bouillon de légumes
2 poignées de petits pois surgelés
1 poignée de raisins secs
2 oeufs durs
Dans une sauteuse ou une cocotte, mettre un peu d'huile à chauffer. Y faire revenir le poulet jusqu'à ce que les morceaux soient bien dorés. Réserver.
Dans la même sauteuse, faire griller les amandes. Réserver.
Ajouter un peu d'huile et y faire revenir l'oignon et l'ail pendant quelques minutes. Ajouter les épices. Faire rissoler à feu vif pendant une minute. Ajouter le riz. Mélanger.
Ajouter le cube de bouillon et 2 à 2 fois et demi le volume de riz en eau. Ajouter le poulet. Laisser mijoter à couvert.
Lorsque le riz est cuit et qu'il a presque totalement absorbé l'eau, ajouter les petits pois, les raisins et le poulet. Laisser mijoter encore 5 minutes. Goûter : rajouter si besoin un peu d'eau et rectifier éventuellement l'assaisonnement.
Au moment de servir, garnir le plat avec les amandes et les oeufs coupés en quartiers.
01 octobre 2006
Papillote de saumon au gingembre, sans blé, sans lait
Nous ne mangeons pas beaucoup de poisson. Pourtant, je sais que c'est bon pour la santé. Et surtout, j'adore ça ! En fait, c'est peut-être bête, mais les poissons vendus ici (en grande surface, il n'y a pas de poissonnerie dans ma ville) ne m'inspirent pas vraiment confiance. Sans doute parce que mon subconscient me dit que manger du poisson alors qu'on habite si loin de l'océan, ça n'a pas de sens. Bizarre, bizarre...
Un seul poisson se retrouve régulièrement dans notre assiette, plus souvent sous sa forme fumée (ici, ici et là) que fraîche d'ailleurs : le saumon. Je ne sais pas si j'ai raison et je me pose pas mal de questions depuis que j'ai vu que les crevettes roses vendues en supermarché étaient additionnées, entre autres, de colorant et de sucre...
Il n'empêche, j'aime le goût du saumon ! Lorsque je ne le prépare pas au four tout simplement (10 minutes à Th. 10, puis saupoudré de fleur de sel), je le mets en papillote avec du gingembre pour lui donner un petit côté asiatique.

Papillote de saumon au gingembre
(pour 2 personnes)
2 pavés de saumon frais (240 g)
2 c. à s. de jus de citron
8 gouttes de tabasco
2 cm de gingembre frais râpé
Sel, poivre
Préchauffer le four Th. 10 (250 °C).
Déposer les pavés de saumon sur deux morceaux de papier sulfurisé.
Mélanger le jus de citron, le tabasco, le gingembre, le sel et le poivre. Répartir la marinade sur le saumon. Fermer les papillotes.
Enfourner pendant 10 minutes. Servir avec du riz (ici, riz violet thaï acheté à la boutique de commerce équitable).
Variante :
Remplacer le sel par 1 c. à s. de tamari et 1 pincée de sucre blond.
30 juin 2006
Filets de merlan et tagliatelles de carottes, vinaigrette au thé matcha , sans blé, sans lait

Il y a quelque temps, des amis m'ont offert un livre de recettes à base de thé (Eloge de la cuisine au thé, Mariage Frères, Hachette). Jusqu'à présent, je m'étais contentée de le feuilleter et de rêver devant les photos magnifiques. Et puis, hier soir, j'ai eu envie d'expérimenter le thé matcha en version salée (en version sucrée, j'ai déjà testé, avec succès).
Mon verdict :
Le thé matcha s'accorde parfaitement avec le merlan et les carottes dont il rehausse les saveurs de sa petite amertume. C'est frais, c'est parfumé, c'est bon. A refaire donc!
Filets de merlan et tagliatelles de carottes, vinaigrette au thé matcha
(pour 2 personnes)
2 filets de merlan (300 g)
5 carottes
Sel, poivre
2 c. à c. de vinaigre de riz
1/4 c. à c. de moutarde
1/2 c. à c. de thé matcha
1 pincée de sucre
5 c. à c. d'huile d'olive
Remarque :
Pour cette recette, j'ai utilisé un faitout avec passoire à légumes Baumstal (légumes en bas, poisson en haut). Vous pouvez sans problème utiliser un cuit vapeur. Il vous faudra alors surveiller la durée de cuisson.
Eplucher les carottes. Les couper en lanières à l'aide d'un économe. Les mettre dans le faitout avec un peu d'eau. Saler.
Dans le panier à légumes, disposer les filets de merlan. Saler.
Mettre à cuire à feu très doux. Pendant une vingtaine de minutes.
Pendant ce temps, préparer la vinaigrette au matcha : mélanger vinaigre, moutarde, thé, sucre, sel et poivre. Ajouter l'huile.
Dresser l'assiette : les carottes en premier, puis le merlan et enfin la vinaigrette.
D'autres recettes à base de poissons ou fruits de mer :
Brochettes de St Jacques au gingembre, soja et carottes épicées (L'assiette de Mimosa)
Salade de lentilles au chou rouge et au saumon fumé
Tarte tatin au saumon fumé et au fenouil
23 mars 2006
Roulé de veau aux deux olives, sans blé, sans lait de vache
Avant hier, mon Prince Gourmand a fait les courses. Il a acheté une belle escalope de veau en pensant la faire avec des champignons et de la crème de soja... Sauf que les champignons, on les avait mangé en salade pendant le week-end : il n'en restait plus qu'un ! Plutôt que de faire des escalopes aux champignons sans champignons ou presque, j'ai eu envie de préparer l'escalope en roulé, à la manière de Mercotte (ici et là).
Cela faisait un petit bout de temps que j'avais envie d'expérimenter la cuisson douce dans du film plastique et je me suis dit que c'était l'occasion de me lancer. Seulement, quand j'ai ouvert le tiroir à bazar, j'ai découvert... qu'il n'y avait plus de film plastique ! Zut !! Flûte !!! Saperlipopette !!!! Il était 19 heures passées - pas envie de ressortir pour si peu. Malgré mes réticences, mon Prince gourmand m'a convaincu d'utiliser du papier d'aluminium.
Ajourd'hui, en cherchant les liens vers la Cuisine de Mercotte, je me suis rendu compte que Mercotte préconisait la cuisson à la vapeur. Je ne sais pas pourquoi, je pensais que la cuisson s'effectuait au bain-marie... Du coup, c'est ce que nous avons fait. La papillotte n'était pas tout à fait hermétique certes, mais elle ne s'est pas noyée dans le bain-marie (encore heureux !) et le résultat était fort bon. Mais la prochaine fois, j'essaierai la cuisson vapeur en papillotte de film plastique...

Roulé de veau aux deux olives
(pour 2 personnes)
1 escalope de veau fine (200 g environ)
1 c. à s. de sauce tomate bio, façon ketchup
8 olives vertes et 4 olives noires
1/2 crottin de Chavignol
Serpolet (ou thym)
Sel, poivre
Etaler la sauce tomate sur l'escalope. Saupoudrer d'un peu de serpolet.
Dénoyauter les olives et les hacher grossièrement. Les étaler sur un côté de l'escalope.
Découper le fromage de chèvre en lamelles et les déposer sur les olives.
Rouler l'escalope en commençant par le côté ou se trouve la garniture. Saler, poivrer.
Emballer hermétiquement dans un film plastique.
Faire cuire une dizaine de minutes dans de l'eau frémissante.
Servir l'escalope coupée en tranches d'1 cm et demi environ (ici avec des topinambours et de la polenta).
06 mars 2006
Petit hachis pour déjeuner en tête à tête avec soi-même
Le midi, je mange seule. Généralement, comme je n'ai pas trop envie de faire de la grande cuisine, je me bricole quelque chose ou je réchauffe les restes de la veille au soir.
Une fois n'est pas coutume : aujourd'hui, j'ai eu envie de mettre les petits plats dans les grands et de prendre le temps de me préparer un petit hachis parmentier, rien que pour moi. Un petit reste du boeuf bourguignon de dimanche m'attendait dans le frigo. Petit tour à la cave pour les pommes de terre : je remonte avec des pommes de terre... et deux topinambours.
Trois quart d'heure plus tard, un magnifique hachis bourguignon aux topinambours sort du four. Je m'en lèche encore les babines !
Hachis bourguignon aux topinambours
(pour 1 personne)
Restes de boeuf bourguignon (deux morceaux de viande, de la sauce et les petits légumes et lardons de la sauce)
1/2 gousse d'ail
2 petites pommes de terre
2 topinambours
Lait de riz (ou autre)
1 c. à s. d'huile d'olive
Sel
Eplucher les pommes de terre et les topinambours. Les couper en morceaux et les cuire 20 min dans de l'eau bouillante salée.
Préchauffer le four Th 7 (210 °C).
Hacher grossièrement les restes de boeuf bourguignon. Ajouter l'ail pressé. Faire réduire légèrement à feu doux.
Egoutter les pommes de terre et les topinambours. Les écraser à la fourchette. Ajouter un peu de lait de riz et 1 c. à s. d'huile d'olive. Rectifier l'assaisonnement si nécessaire.
Monter le hachis dans un petit plat à gratin. Quadriller la purée à l'aide d'une fourchette. Enfourner pendant 15 min.
22 février 2006
Poulet au curry* à ma façon
Le midi, je mange toute seule à la maison. Certains jours, je trouve ça triste. Certains jours, il n’y a pas de bons restes de la veille et je n’ai pas envie de cuisiner - alors cela devient encore plus triste. Ce midi aurait pu être un midi triste car...
Avant même d'entrer dans la cuisine, j'étais déjà en train de me dire : « Pfff... J'ai pas envie de me faire à manger. Pfff... » J’ouvre le frigo. Il est plein, mais il ne m’inspire guère : « Pfff... J'ai pas envie de me faire à manger. Pfff... Et si je me faisais des pâtes - sans gluten bien sûr ? Non, c’est trop bête, le frigo est plein… » Et puis, tout à coup, ‘TILT !’ : « Et si je me préparais du poulet au curry ? J’en ferais beaucoup, comme ça, il y aurait des restes. Et puis en plus, ce serait bon ! Et puis, par la même occasion, je ferais une p'tite photo pour mon blog… ADJUGE ! »
Et voilà comment, ce midi, je me suis retrouvée à faire la cuisine alors que je n’en avais pas envie... C’est quand même fou ce que ça motive un blog ;-)
Voici donc, presque en temps réel, la recette du poulet au curry à ma façon (Comment ? Vous ne sentez pas le parfum du curry vous titiller les narines ? Pourtant, j’ai fait vite !).
Poulet au curry*
(pour 2 personnes)
2 filets de poulet
1 c. à c. bombée de curry*
1 poignée de raisins secs
1 briquette de lait de coco
Sel, poivre
Couper le poulet en petits morceaux. Le faire revenir dans un peu d’huile.
Lorsqu’il commence à colorer, ajouter le curry* et les raisins. Saler, poivrer. Mélanger et laisser cuire quelques minutes.
Ajouter le lait de coco et un peu d’eau (qui aura servi à rincer la briquette de lait de coco). Laisser mijoter pendant un quart d’heure (on doit obtenir une sauce bien « nappante »).
Servir avec du riz, complet ou blanc (comme ici), ou des légumes (ici avec du cresson cuit à l’étouffée et mixé et des germes de soja blanchis, puis revenus dans un peu d’huile d’olive, de tamari et de sucre).
Remarque :
A la place du curry*, j’utilise parfois un mélange d’épices de ma composition, bien plus parfumé : curry*, cannelle, curcuma, cumin, gingembre, piment de Cayenne.
*ATTENTION :
Un lecteur m'a signalé aujourd'hui que le curry contenait très souvent du blé. J'ai vérifié : celui que j'utilise en contient bel et bien ! Décidément, le blé est vraiment partout :-(((
Pour les INTOLERANTS AU GLUTEN, je propose donc de supprimer le curry et de préparer un mélange d'épices pures (cannelle, curcuma, cumin, gingembre, piment de Cayenne, etc.).








