20 janvier 2009
Potée de légum(ineus)es, sans blé (avec ou sans gluten)
Il y a quelques mois, la Dame Oiselle m'a fait découvrir le livre de Barbara Kingsolver, Un jardin dans les Appalaches. Dès les premières pages, j'ai su que ce livre ferait écho en moi, me donnerait envie de partager et d'avancer encore un peu plus sur mon chemin.
Dans ce récit autobiographique, la romancière Barbara Kingsolver nous raconte comment, avec son mari et ses deux filles, elle décide de tenter l'expérience de vivre pendant une année des produits de leur ferme des Appalaches ou des fermes de la région. Une année pour s'interroger sur leur consommation et devenir "locavores".
Ecrit à 8 mains, le récit est vif, plein d'humour et d'auto-dérision, et très agréable à lire du fait de l'alternance des genres - journal de bord, exposés informatifs et recettes de cuisine.
Les fiches de lecture rédigées dans mon adolescence sont déjà bien loin... J'ai perdu la main... J'espère juste que, par ce billet, j'arriverai à éveiller votre curiosité.
La mienne, en tout cas, a été plus que piquée, et cette lecture s'est inscrite dans ma réflexion sur notre manière de consommer.

Désormais, je fais encore plus attention à la provenance de ce que j'achète*. Mon regard s'est vite affûté, mes choix se précisent chaque jour. Dans la mesure du possible, je consomme bio et local/français/européen et j'essaie de privilégier les circuits courts, de producteur à consommateur, ou les commerces locaux.
De là à devenir locavores...
Pour l'instant, nous n'en sommes pas là. Nous n'en avons pas encore la volonté (pour rien au monde, je ne me passerais de chocolat ! Et je ne suis pas prête non plus à faire l'impasse sur le sucre, les amandes, les épices, les agrumes, le sarrasin, les graines de lin et de sésame, pour ne citer que quelques produits d'ailleurs qui ont une place privilégiée dans ma cuisine) ni les conditions matérielles (un petit jardin de ville qui n'est même pas à nous, c'est bien, mais cela ne suffit pas !). Mais je me dis que c'est déjà bien.
La recette d'aujourd'hui est à l'image de notre chemin : engagé, mais pas complètement abouti. Tous les légumes proviennent de notre panier bio, les aromates ont poussé dans notre jardin (ou celui d'amis) - mais pas le bouillon de légumes (Anne me conseillerait de le préparer moi-même). Les légumineuses et céréales ont été produites en France à l'exception du soja vert (mais je n'en suis même plus sûre) : haricots blancs de Vendée, flageolets du Poitou, lentilles vertes du Puy, pois chiches de l'Hérault, petit-épeautre de Haute Provence et riz de Camargue**.
Au final, une potée presque locavore et surtout très savoureuse ! Rapide à préparer, elle est encore meilleure réchauffée. Parfaite lorsque le temps est à la grisaille...
* Notre réflexion ne s'arrête pas à l'alimentation, mais c'est, à mon avis, la voie de changement la plus aisée. A côté, il y a aussi par exemple l'habillement, la quincaillerie, les livres (avez-vous déjà regardé où étaient imprimés les livres que vous lisez, ou que lisent vos tous-petits ? Non ? Cela fait réfléchir.)...
** Une fois n'est pas coutume, la recette proposée aujourd'hui est sans blé, mais pas exempte de gluten puisqu'elle contient du petit épeautre, variété de blé ancestrale qui ne contient que 7,2 % de gluten (contre 69 % pour le blé) et est de ce fait souvent mieux tolérée par les personnes sensibles au gluten.
Pour une version sans gluten, n'hésitez pas à remplacer le petit épeautre par du riz complet que vous ajouterez 40 minutes avant la fin de la cuisson, sans trempage.

Potée de légum(ineus)es
(Pour 4 personnes, ou 2 repas pour 2 personnes)
50 g de petit épeautre de Haute Provence (ou de riz complet de Camargue pour une version sans gluten)
50 g de pois chiches
50 g de lentilles vertes du Puy
50 g de haricots blancs de Vendée
50 g de flageolets
50 g de soja vert
2 carottes
1 navet long blanc
Le vert d'1 poireau
1/4 de céleri-rave
3 gousses d'ail
2 feuilles de laurier
1 branche de thym
1 petit branche de romarin
1 bouillon de légumes
Sel, poivre
La veille au soir, mettre à tremper le petit épeautre et les légumineuses dans un grand volume d'eau (si vous faites la version sans gluten, réserver le riz).
Le jour J, rincer le petit épeautre et les légumineuses. Mettre dans un faitout et couvrir largement d'eau. Faire chauffer à feu vif pour porter à ébullition.
Pendant ce temps, laver les légumes en les brossant (s'ils sont bio, inutile de les éplucher !). Les couper en morceaux. Les mettre dans le faitout.
Eplucher l'ail, le dégermer et l'émincer. L'ajouter à la potée en même temps que les aromates.
Laisser cuire à feu doux pendant 1 heure 30 à 2 heures (Pour la version sans gluten, ajouter le riz 40 minutes avant la fin de la cuisson).
10 minutes avant de servir, ajouter le bouillon de légumes. Saler et poivrer.
16 janvier 2009
Céleri façon rémoulade à la purée d'amande, sans blé, sans lait, sans oeuf
Betteraves, radis noirs, carottes, navets blancs et céleris-raves : en ce moment, notre panier bio regorge de légumes racines. Aux dernières nouvelles, les poireaux et les épinards étaient gelés - la faute aux grands froids des dernières semaines.
Pas de verdure dans notre assiette ces derniers temps donc. Alors, pour ne pas se lasser, il faut accommoder chaque jour un peu différemment ces délicieuses racines : cuites à la vapeur douce, sautées avec ail et oignons, mijotées en potée avec des légumineuses (recette à venir !), ou crues tout simplement.

Les céleris-raves de notre panier bio ont poussé dans la terre, et cela se voit !
Les betteraves avec du vinaigre balsamique et de l'huile de noix, les radis noirs avec une vinaigrette moutardée, les carottes avec une sauce à la purée d'umebosis, les navets blancs à la croque au gomasio...
... Et le céleri-rave en rémoulade légère : pas de mayonnaise ici, donc ni oeuf ni huile. Juste de la purée d'amande blanche et quelques condiments de base. Le résultat ? Une sauce crémeuse, douce-acide et un peu relevée, qui s'accorde à merveille avec le céleri-rave - et se prépare en deux coups de cuillère à pot.
Que demander de plus ? La recette peut-être !

Céleri façon rémoulade à la purée d'amande
(Pour 1 personne)
Pour la sauce :
1 c. à s.. de purée d'amande blanche
1 c. à c. de moutarde de Dijon
1 c. à c. de vinaigre de cidre
1/4 de c. à c. de sucre de canne blond non raffiné
1 à 2 c. à s. d'eau
Sel, poivre
Le 1/4 d'un petit céleri-rave
Dans un saladier, mélanger la purée d'amande, la moutarde, le vinaigre et le sucre, puis délayer avec l'eau jusqu'à obtenir une sauce homogène. Saler, poivrer.
Eplucher puis râper le céleri-rave. L'ajouter à la sauce rémoulade. Mélanger et rectifier l'assaisonnement si nécessaire.
14 janvier 2009
Grr !
Elle m'a fait envie, très envie. J'ai craqué, et chassé illico de ma mémoire mon dernier souvenir de tricot raté...

Depuis, j'ai eu le temps de faire un petit tour à la boutique de Strasbourg et, le week-end dernier, j'ai commencé à aligner les rangs de point mousse. Avec des aiguilles 5 d'abord, puis avec des aiguilles 4.5, parce que je tricotais trop lâche.

Cardigan/Brassière Caresse (ou "Gilet à rangs raccourcis" ou "Grr" pour les intimes)
Modèle et fils La droguerie
Alpaga brun chiné et Plumette mûre
A ma demande de bobiner séparément les deux fils, la vendeuse m'a dit qu'il ne fallait pas, que, si c'était bien fait, cela ne devait pas poser de problème. Alors, ou bien c'est moi qui ne sais pas tricoter, ou bien c'est le bobinage : en tout cas, j'ai sans arrêt un décalage entre l'alpaga et la plumette. Du coup, je bidouille en tricotant en double le surplus de plumette dès qu'il y en a trop.
A part ça, c'est un vrai plaisir à tricoter. Tout doux, tout léger...
La suite bientôt !
09 janvier 2009
Gâteau au vin rouge et au chocolat, sans blé, sans lait, sans oeuf
Dehors, il fait -11 °C. Le jardin n'a pas encore quitté son manteau de neige. Le Petit Prince n'en profitera pas, il fait bien trop froid pour mon petit convalescent. Pour moi aussi d'ailleurs !
Par ces températures, je ressens souvent le besoin de terminer mes repas par des gourmandises sucrées et plus question de me passer de mon sacro-saint goûter. A croire que mon corps a déjà oublié les fêtes de fin d'année (ou n'en a pas assez profité)... Mais qu'importe, si cela me fait du bien !
Vous l'aurez deviné, la première recette de l'année sera donc sucrée. Avec du chocolat et de la banane pour la gourmandise, de la cannelle et du vin rouge pour le réconfort.

Le jour où j'ai préparé ce gâteau, je n'avais plus ni oeuf ni beurre. En faisant l'inventaire de mes placards, j'ai trouvé deux bananes bientôt trop mûres et un fond de Fitou qui, si je ne l'utilisais pas, aurait fini en vinaigre : j'avais la base idéale pour réaliser un gâteau sans blé, sans oeuf, ni lait.
Le résultat était parfumé à souhait, dense et moelleux à la fois, et légèrement humide. La saveur de la banane était bien présente (peut-être un peu trop ?) mais, n'étant pas experte en gâteau sans oeuf, je n'ai pas osé, pour ce premier essai, ne mettre qu'une seule banane. Une bonne raison de renouveler l'expérience !
En tout cas, moi qui ne savais jamais quoi faire de mes fonds de bouteille, maintenant je sais !
Gâteau au vin rouge et au chocolat
(Pour 8 personnes)
2 bananes bien mûres
20 cl de vin rouge
150 g de farine de riz complet
3 c. à c. de poudre à lever
50 g de poudre d'amande (ou d'amandes non mondées réduites en poudre)
1 c. à c. de cacao non sucré
1 c. à c. de cannelle moulue
80 g de sucre de canne complet rapadura
2 c. à s. d'huile d'olive
100 g de chocolat noir à 60 %
Préchauffer le four à 200 °C (Th. 6-7).
Eplucher les bananes, les réduire en purée à l'aide d'une fourchette.
Dans un cul-de-poule, mélanger la purée de banane et le vin rouge. Incorporer progressivement la farine et la poudre à lever. Ajouter ensuite les amandes, le cacao, la cannelle, le sucre et l'huile d'olive.
A l'aide d'un couteau, couper le chocolat en gros copeaux/pépites. L'incorporer à la pâte.
Verser dans un moule à cake préalablement huilé et fariné. Enfourner pour 40 à 50 minutes. Le gâteau est cuit lorsque la lame d'un couteau piquée en son centre ressort humide mais propre.
08 janvier 2009
Pour 2009...
Les fêtes sont passées, les vacances aussi. On aurait presque envie de dire "Enfin !".
Un week-end de retrouvailles avorté, un départ prématuré pour rejoindre une famille endeuillée, un Petit Prince et son arrière-grand-père malades le soir de Noël, une chaudière défaillante qui chauffe trop ou pas, des microbes durs à cuire et vagabonds, un Petit Prince qui perd l'appétit et qui tousse, des nuits courtes, beaucoup trop courtes, un lave-vaisselle qui inonde la maison...
"Plus jamais !", me direz-vous... Il faut admettre que, des vacances comme ça, on s'en passerait. Mais cela voudrait dire aussi manquer autant de bons moments :
La famille réunie contre toute attente, le Petit Prince et son Grand-père décorant le sapin, les gourmandises préparées et partagées, les cadeaux sous les sapins, une promenade en amoureux sur l'Île Barbe, les premiers mots et les premiers bisous du Petit Prince, le jardin recouvert de neige, la chaudière et le lave-vaisselle réparés, des bébés qui pointent le bout de leur nez et d'autres qui s'annoncent, le Petit Prince dévorant trois galettes de riz soufflées en l'espace de 5 minutes, les fous-rires et la bonne humeur !

Novembre 2008, grotte de Saint Vit
L'année 2008 ne s'est pas terminée comme nous l'avions espéré, il en est ainsi. 2009 nous offre à présent mille et unes opportunités. A nous de les saisir...
A vous, lecteurs et lectrices, je vous souhaite de ne jamais perdre de vue l'essentiel et de savourer chaque miette de bonheur.
Une très belle année 2009 à tous et à toutes !
20 décembre 2008
Des colis en partance et des voeux sans blé, sans lait
Premier jour de vacances, derniers préparatifs avant Noël...

Des aiguilles qui cliquettent, une machine à coudre qui ronronne, du chocolat qui sent bon, du raphia qui bruisse, du gros scotch qui crisse...

Des cadeaux emballés et des pensées qui glissent sur le papier lisse des cartes de voeux.
Des colis en partance*...
... et un blog qui prend quelques vacances !
A tous et à toutes, je vous souhaite de très belles fêtes de fin d'année.
A bientôt !
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* Parmi ces colis, il y en deux à l'intention de mes "pifées". Mais chuttt ! C'est un secret !
Selon la règle du jeu, j'aurais effectivement dû envoyer trois petits cadeaux faits main aux trois premiers blogueurs/euses qui commenteraient mon billet. Il y a eu un désistement. Du coup, il me reste un petit cadeau à offrir. Lisanka, j'attends ta réponse ! Sinon, c'est à qui commentera en premier ce billet et acceptera de jouer le jeu du "Pay-it-forward"...
Petit rappel des règles du jeu :
1- N'importe qui possédant un blog peut participer.
2- Les trois premières personnes laissant un commentaire sur ce billet (enfin, la première, ou Lisanka !) recevront (par la poste) un cadeau fait main de ma part.
3- J'enverrai les cadeaux dans les 365 prochains jours.
4-
En échange, vous devez "payer à l'avance" en faisant la même promesse
sur votre blog et donc envoyer à votre tour un cadeau à trois personnes
dans l'année.
Moi, j'attends avec impatience des nouvelles de froh gy et d'Isa !
17 décembre 2008
Chocolats de Noël, sans blé, sans lait
Dans un peu moins de dix jours, nous prendrons le "train du Sud" pour passer Noël dans ma belle-famille, avec dans nos bagages quelques gourmandises salées et sucrées en guise de participation au traditionnel repas familial.
Dix jours seulement... Le temps passe vite...
Face à la frénésie qui s'est emparée depuis fin novembre de la ville, des magasins et de la blogosphère culinaire elle-même, je me surprends à avoir envie de lenteur.
Pas de courses éperdues dans les boutiques : le Petit Prince et le Prince Gourmand n'aiment pas ça (moi de moins en moins d'ailleurs). Pas de visite au marché de Noël : depuis quatre ans que nous habitons ici, c'est chaque année la même chose (le seul chalet qui me plaisait a disparu : il abritait les créations d'une styliste de talent dont le bonnet et les troufles donnent à chacun de mes hivers alsaciens un peu de chaleur).
Pas de repas de Noël en avant-première : les tests, c'est le jour-même ou rien ! Des lecteurs m'ont demandé si j'avais des idées de menu festif... Pas vraiment en fait. Pour la simple et bonne raison que je ne me suis encore jamais chargée de la préparation du repas de Noël. Ou que, lorsque je cuisine, mon envie de créer se limite alors à concocter avec ma maman un menu susceptible de plaire à tout le monde à partir de recettes trouvées à droite à gauche (si je me souviens bien, l'année dernière, nous avions jeté notre dévolu sur les recettes de Laurence Salomon, de Trish Deseine et de Clea). Un jour peut-être, je vous préparerai quelques petits plats festifs...

Nous avons installé le sapin vendredi dernier et l'avons contemplé pendant une journée dans son plus simple apparat. Le lendemain, je l'ai habillé sobrement, de rouge et de vert : quelques boules, quatre étoiles, trois guirlandes rouges et deux lumineuses, et un petit élan sur sa luge. Depuis, je ne me lasse pas de regarder le Petit Prince gambader autour du sapin, les yeux brillants de curiosité.
Dans mon "lent élan", j'ai pris le temps de préparer quelques chocolats de Noël - ou de l'Avent, c'est selon ;-) J'aurais pu tempérer le chocolat pour un résultat plus brillant, je ne l'ai pas fait. Le parfum et le goût du chocolat fondu sur la cuillère en bois, le découpage un peu fastidieux mais si apaisant des amandes grillées encore chaudes, les doigts collants de gingembre glacé... Le plaisir de faire soi-même, tout simplement.

Mendiants au gingembre glacé et sésame
100 g de chocolat noir à 60 %
2 c. à s. de graines de sésame
Gingembre glacé
Raisins secs
Casser le chocolat en morceaux dans une petite casserole. Le faire fondre au bain-marie, en veillant à ce que la casserole ne touche pas le fond du bain-marie. Lisser.
Dans une petite poêle, faire griller à sec les graines de sésame. Réserver.
Couper le gingembre glacé en fines lamelles.
A l'aide d'une petite cuillère, former des ronds de chocolat de 4 cm de diamètre sur une feuille de rhodoïd ou l'envers d'un set de table en plastique. Déposer une lamelle de gingembre et un raisin par rond de chocolat. Parsemer de graines de sésame.
Laisser prendre au frais (pas au réfrigérateur !) pendant 1 heure minimum. Décoller délicatement les chocolats, les placer dans une boîte en métal et les conserver dans un endroit frais.
Truffes aux figues et à la noix de coco
100 g de chocolat
50 g de figues moelleuses
15 g de noix de coco râpée
1/4 de c. à c. de mélange quatre-épices (cannelle, muscade, gingembre, girofle)
Casser le chocolat en morceaux dans une petite casserole. Le faire
fondre au bain-marie, en veillant à ce que la casserole ne touche pas
le fond du bain-marie. Lisser.
Dans une petite poêle, faire griller à sec la noix de coco. Réserver.
A l'aide d'un mini-hachoir, mixer les figues en pâte grossière.
Mélanger le chocolat fondu, la noix de coco grillée, la pâte de figue et les épices.
Mettre du cacao dans une assiette. A la main, former des truffes de la grosseur d'une petite noix, puis les rouler dans le cacao.
Laisser prendre au frais pendant 1 heure
minimum, puis placer dans une boîte
en métal et conserver dans un endroit frais.
Rochers aux amandes salées
100 g de chocolat noir à 60 %
100 g d'amandes non mondées
1/4 de c. à c. de sel gris
Casser le chocolat en morceaux dans une petite casserole. Le faire
fondre au bain-marie, en veillant à ce que la casserole ne touche pas
le fond du bain-marie. Lisser.
Dans une petite poêle, faire griller à sec les amandes avec le sel. Les
laisser refroidir un peu, puis les détailler en bâtonnets à l'aide d'un
couteau pointu.
Verser les amandes dans le chocolat fondu. Mélanger.
A l'aide d'une petite cuillère, former des petits rochers sur une feuille de rhodoïd ou l'envers d'un set de table en
plastique.
Laisser prendre au frais (pas au réfrigérateur !) pendant 1 heure
minimum. Décoller délicatement les chocolats, les placer dans une boîte
en métal et les conserver dans un endroit frais.
08 décembre 2008
Gâteau choco-praliné, sans blé
En matière de gâteau au chocolat, j'ai tendance à ne pas être très fidèle. Sans doute parce que j'aime tellement les gâteaux au chocolat que j'aurais envie de tous les tester ;-)
Parfois pourtant, un gâteau sort du lot et je le refais x fois en l'espace de quelques semaines. Et puis, un jour, un autre le détrône.

Quand j'étais petite, il y avait la Reine de Saba. Puis, il y a eu le moelleux aux amandes de Violaine. Et plus tard, les fondants au chocolat de Valérie Cupillard. Plus récemment, ce sont les tartelettes express au chocolat qui ont eu la faveur de mes papilles. Mais, depuis quelque temps, voilà que je me suis entichée d'une version remaniée de la Reine de Saba de mon enfance...
Un gâteau au chocolat au "faux praliné" : c'est-à-dire sans pralin, mais avec de la purée d'amande et de purée de noisette et du sucre complet Rapadura... Le résultat est certes un peu riche (oui, ce gâteau contient du beurre ET de la purée d'amande/de noisette : une fois n'est pas coutume !), mais c'est un délice, parfumé et fondant.
Si je m'écoutais, je crois que je descendrais illico à la cuisine. Et vous ?

Gâteau choco-praliné
(Pour 8 personnes)
160 g de chocolat noir à 70 % bio et équitable
120 g de beurre demi-sel
60 g de purée d'amande blanche
60 g de purée de noisette
120 g de sucre Rapadura
80 g de farine de riz complet
4 oeufs
Quelques noisettes/amandes pour la déco
Préchauffer le four à 180 °C (Th. 6).
Séparer les blancs des jaunes.
Dans une petite casserole, mettre à fondre à feu doux le chocolat avec le beurre, les purées d'oléagineux et le sucre. Hors du feu, ajouter au mélange chocolaté la farine et les jaunes d'oeufs un à un.
Monter les blancs en neige, les incorporer délicatement au mélange précédent.
Verser la pâte dans un moule à manqué préalablement beurré. Décorer avec quelques noisettes et/ou amandes. Enfourner pour 25 minutes environ.
05 décembre 2008
Un Noël sans OGM ?
Saumon fumé, foie gras, volailles, fromages, chocolats et glace : Greenpeace France vient de publier un Guide de Noël des produits avec ou sans OGM. Allez vite le télécharger avant de faire vos courses de Noël ! Et faites-le passer !

Crédit photo : Greenpeace
Voilà qui me conforte dans mon choix de ne plus acheter que du chocolat bio et équitable :-)
Greenpeace a également publié un guide plus complet des produits avec ou sans OGM, téléchargeable ici.
04 décembre 2008
Du chemin parcouru... et courges Jack-be-little farcies, sans blé, sans lait, sans oeuf
Quand je repense au chemin parcouru...
Au départ, il y avait un Prince Gourmand élevé par une maman bio avant l'heure. Et une Belle qui, amoureuse de la langue allemande, s'était rapidement mise à flâner dans les rayons des Reformhäuser.
Puis, il y a eu la rencontre, et en 2004, le diagnostic. Changement de cap dans l'alimentation : le Prince Gourmand décide que, pour sa santé, il mangera sans blé ni lait de vache. Chamboule-tout dans ma cuisine : nous nous mettons à fréquenter plus assidument les magasins bio, à la recherche des produits de substitution qui me redonneront le goût de cuisiner. Petit à petit, je retrouve mes marques. Petit à petit, l'envie de partager mes recettes se fait sentir. On est début 2006.

2007 : la famille s'agrandit. Notre panier alimentaire s'oriente de plus en plus vers le "tout bio". Plus question pour moi de faire n'importe quoi avec mon alimentation : je veux que le Petit Prince boive du lait bio :-) Notre budget augmente, mais pour nous, la santé n'a pas de prix.
2008... Une année de réflexion... Un panier de légumes bio chaque semaine. Du temps passé au potager. Des lectures. Des achats de moins en moins compulsifs, et des questions (d'où est-ce que ça vient ? Comment cela a été produit ? Est-ce que c'est la saison ? Est-ce que je ne peux pas le faire moi-même ? Est-ce que j'en ai vraiment besoin ? Est-ce que mon bonheur en dépend ?). Et la volonté d'aller vers là...
Sans oublier de se faire plaisir en cuisinant... Merci Claire pour l'inspiration !

Courges Jack-be-little farcies
(Pour 4 personnes, d'après la recette de Claire)
4 courges Jack-be-little de même taille
1 oignon
100 g de jambon blanc
1 gousse d'ail
70 g de crème de soja (ou autre crème végétale)
2 c. à s. de purée de légumes
20 noisettes
1 pincée de quatre-épices (cannelle, muscade, gingembre, girofle)
Sel, poivre
Laver les courges, couper un chapeau et évider l'intérieur en laissant 1 cm de chair sur le pourtour (réserver la chair retirée, et ne pas jeter les graines : les courges poussent à merveille au potager !). Mettre les courges dans un faitout à fond épais, avec un peu d'eau : cuire à l'étouffée pendant 10 minutes environ.
Pendant ce temps, préparer la farce. Emincer l'oignon, le faire revenir dans une poêle avec 1 cuillerée à soupe d'huile d'olive. Mixer le jambon, l'ajouter à l'oignon. Puis incorporer l'ail pressé, la chair de courge réservée et coupée en dés, la crème de soja, la purée de légumes et les noisettes hachées finement. Assaisonner.
Préchauffer le four à 180 °C (Th. 6).
Garnir les courges précuites à l'aide d'une cuillère. Les recouvrir de leur chapeau et les disposer dans un plat à four avec couvercle. Mettre un fond d'eau dans le plat, couvrir, puis enfourner pour 35 à 40 minutes.



