23 juillet 2007
Pour faire un Petit Prince, sans blé, sans lait...
Prenez...
Une Belle au Blé Dormant
Un Prince Gourmand
Beaucoup d'amour
Des caresses
De la tendresse
Des rires, des pleurs
De l'attention
Un peu de patience
Et beaucoup, beaucoup... de chocolat et de carottes ;-)

Crédit photo : le Prince Gourmand
Notre Petit Prince est né le 15 juillet dernier.
A une semaine, il fait déjà notre bonheur.
03 février 2006
L'histoire de la Belle au Blé Dormant (4)
Fini le suspense ! Bonne lecture et encore une fois bienvenue chez la Belle au Blé Dormant !
Pour en avoir le cœur net, il demanda à la princesse de lui concocter à nouveau un petit repas, ce qu’elle fit très volontiers. Le menu fut tout aussi alléchant que le précédent et le prince succomba à sa gourmandise… sans pour autant tomber malade les jours suivants. « Tous ces mets doivent bien contenir du blé et du lait ! Je ne comprends pas… »
A plusieurs reprises, il retourna chez la princesse. Le scénario se répétait. Jusqu’au jour où le prince demanda : « Princesse, explique-moi ! Comment fais-tu pour que je ne sois jamais malade après avoir mangé ce qui sort de ta cuisine ? Serais-tu magicienne ? » Et la princesse de lui répondre : « Je ne t’ai pas dit ? Je suis la Belle au Blé Dormant. Dans mon pays, le blé ne pousse pas, les vaches ne donnent pas de lait… ».
Bon sang, mais c’est bien sûr ! Le prince avait trouvé sa princesse ! En quelques jours, des noces furent organisées, et un somptueux banquet fut servi, sans blé ni lait. Depuis, le prince et la princesse vivent heureux, mais l’histoire ne nous dit pas (encore) s’ils ont beaucoup d’enfants...
02 février 2006
L'histoire de la Belle au Blé Dormant (3)
Me revoici, me revoilà ! Bonne lecture !
Les années passant, le prince
atteignit l’âge de se trouver princesse. Il en rencontra beaucoup, autour d’une
tasse de thé et d’un bon petit biscuit, d’une bière ou d’un apéro dînatoire.
Sur le coup, toutes ces princesses lui semblaient charmantes, mais le
lendemain, il eût préféré ne jamais les avoir rencontrées.
Et puis, un jour, il fut invité à déjeuner par une princesse inconnue dans son pays. Il hésita beaucoup : « Oh là là, tout un déjeuner ! Cette fois, si je suis malade, cela ne durera pas qu’un jour… ». La princesse se fit rassurante, tant et si bien qu’il finit par accepter.
Le jour « tant attendu » arriva. La princesse habitait loin. Le prince dut donc partir de bon matin : arrivé à destination, il avait le ventre si vide que cela eût été une torture de ne pas goûter aux mets qui lui furent présentés - et il y en avait ! A la quiche lorraine, le prince commença à se mordre les doigts : « Je n’aurais pas dû… Je n’aurais pas dû… Mais c’est tellement bon ! » Le repas terminé, le prince rentra chez lui en repensant avec inquiétude aux merveilleux financiers que lui avait servis la princesse.
Le lendemain, le prince attendit avec angoisse les retombées de ce repas. Mais étonnamment, il était en pleine forme. Et il en fut de même les jours suivants. Le prince commença à se poser des questions : « Serais-je guéri ? » et il se précipita sur la première boîte de glace à la vanille qu’il trouva dans le congélateur du château (sans se demander d’ailleurs ce que cette boîte pouvait bien faire là - un coup de la vieille fée peut-être ?!). Mal lui en prit !
...
Vous devinez ? La suite... demain !
01 février 2006
L'histoire de la Belle au Blé Dormant (2)
Bonjour chers lecteurs et lectrices ! Comme promis, voici la suite de l'histoire...
... Prenant la parole, le roi invita les six marraines à le rejoindre auprès de l’enfant. Chacune à leur tour, les fées se penchèrent au dessus du berceau afin de faire leurs dons au petit prince : la première lui donna le don d’aimer la bonne chère, celle d’après le don d’être gourmand, la troisième le don de cuisiner, la quatrième le don de partager. Lorsque vint le tour de la vieille fée, celle-ci proféra en grimaçant : « Toi mon petit, de faire si bonne chère, tu seras malade… comme un chien ! ».
Entendant ces paroles, l’assemblée frémit. De chaudes larmes coulèrent sur les joues. A ce moment, la jeune fée sortit de sa cachette et dit : « Ne vous inquiétez pas, roi et reine ! Votre fils sera malade certes - je n’ai pas assez de pouvoir pour défaire entièrement le don de la vieille fée, mais il le sera uniquement lorsqu’il mangera du blé et du lait. » A ces mots, le roi et la reine poussèrent un profond soupir de soulagement… sans toutefois réaliser les conséquences de ce dernier don.
Dès lors, à la cour, on ne servit plus ni blé, ni lait : les gratins dauphinois, tartes flambées, tiramisus et autres mets riches en blé et en lait furent remplacés par du riz, des légumes et des fruits - une nourriture très saine, c’est sûr, mais qui, très vite, suscita le mécontentement de la cour et surtout celui du petit prince.
Au bout de quelques mois de ce régime draconien, on pensa que, peut-être, le sort jeté au prince s’était atténué. On essaya donc de réintroduire à table un peu de lait et de blé, sous forme camouflée : quelques tortillas par-ci, quelques frites surgelées par là, sans oublier les sorbets, si délicieux l’été. Mais rien n’y faisait : à chaque fois que le prince mangeait une once de blé ou de lait, il tombait malade. Finalement, on renonça au blé et au lait tout en gardant l’espoir secret qu’un jour… peut-être…
...
Eh oui, c'est déjà fini ! Snif ! La suite... demain ;-)
31 janvier 2006
L'histoire de la Belle au Blé Dormant (1)
Il était une fois un roi et une
reine qui avaient tellement envie d’avoir un enfant… qu’ils finirent par en
avoir un ! Quelques jours après la naissance dudit enfant, un joli petit
prince aux joues bien roses, ils convièrent au baptême toutes les fées du pays -
on en trouva cinq (c’est que, par les temps qui courent, les fées se font
rares…), afin que celles-ci fassent un don au nouveau-né.
A l’occasion, on organisa un grand banquet où furent servis (dans l’ordre) : un apéritif, deux entrées, deux plats chauds (un de viande et un de poisson), du fromage, de la salade et deux desserts - en bref, un banquet dans les règles de l’art !
Au moment de passer au café, une vieille fée que l’on n’avait pas invitée car on la croyait morte se présenta à la cour. Voyant toutes ses congénères réunies, les yeux brillants d’avoir fait si bonne chère, elle demanda au roi pourquoi elle n’avait pas été invitée. Le roi se mit à bafouiller, la reine répara tant bien que mal les pots cassés : « C’est que… Peut-être que notre mail d’invitation s’est perdu… Ça arrive parfois… ». Mais la vieille fée ne fut pas dupe. Elle accepta un café du bout des lèvres, refusa le petit macaron qui l’accompagnait en grommelant des menaces. Une jeune fée qui se trouvait à côté d’elle l’entendit proférer ces mauvaises paroles. Dès que le banquet fut terminé, elle s’éclipsa pour aller se cacher non loin du berceau : ainsi, au moment des dons, elle serait sûre de parler la dernière et pourrait réparer autant que possible le don fâcheux que ne manquerait pas de faire la vieille fée fâchée.
...
Eh non, qu'est-ce que vous croyiez ? Je n'allais pas tout vous raconter aujourd'hui. Allez, un peu de patience : la suite, c'est pour demain !










