11 février 2006
Salade arc-en-ciel, sans blé, sans lait
Le printemps, c’est dans… trop longtemps !
Marre du mauvais temps, marre de la soupe… Hier soir, j'avais envie de mettre un peu de soleil dans nos assiettes. Mais comme le temps est encore à la pluie ces derniers temps, le bel astre n’a daigné darder qu’un seul petit rayon. A notre plus grand plaisir, puisqu’au final, nous avons pu déguster une jolie salade arc-en-ciel !
Salade arc-en-ciel
(pour 2 personnes)
2 pommes de terre vitelotte
4 tranches de saumon fumé
1/2 fenouil
1/4 concombre
1/2 pomme
1/2 yaourt de soja
2 c. à s. de crème de soja liquide
2 c. à s. d’aneth frais
1 c. à s. de jus de citron
Sel, poivre
Cuire les pommes de terre pendant 20 min à l’eau salée.
Pendant ce temps, couper le saumon en petits morceaux. Emincer le fenouil. Couper le concombre en dés (sans l’éplucher, c’est meilleur pour la digestion et plus joli aussi !). Eplucher la pomme (sauf si elle a une jolie couleur de peau) et la couper en tranches fines.
Préparer la sauce en mélangeant yaourt de soja, crème de soja, jus de citron, aneth, sel et poivre.Lorsque les pommes de terre sont cuites, les mettre à tremper dans l'eau froide pour les refroidir. Les éplucher, puis les couper en demi-cercles.
Ajouter la sauce, mélanger et rectifier l’assaisonnement si nécessaire.
1001...
... visiteurs chez la Belle au Blé Dormant !!! Vous vous rendez compte ?! Je suis toute fière :-)))
Bonne fin de matinée
et à bientôt pour une nouvelle recette !
08 février 2006
Rouleaux de printemps de Marodil
Au menu dimanche soir (et dimanche midi pour Thomas - le veinard),
c’était rouleaux de printemps !
A la demande générale… de ma maman (!), je vous emmène aujourd’hui au bout du monde avec la petite recette fraîche et crousti-craquante, et moins compliquée qu’il n'en paraît, des rouleaux de printemps de Marodil.
Rouleaux de printemps
(pour 9 rouleaux environ)
1 bol de vermicelles de
riz
200 g de porc
Sauce soja noire* (hoisin*,
dans les épiceries asiatiques)
1 gousse d’ail
Purée de piment
Mélange 5 épices
Menthe fraîche
Feuilles de laitue (comme j'avais oublié d'en acheter,
j'ai utilisé une endive)
1 bol de germes de soja
frais
1 grosse carotte
9 grandes galettes de riz
Préparer la garniture
Mettre à tremper les
vermicelles de riz dans de l’eau tiède (j’ai essayé à l’eau froide comme suggéré sur
le paquet, mais cela ne fonctionne pas bien).
Couper la viande de porc
en tout petits morceaux. La faire revenir dans un peu d’huile. Ajouter une
gousse d’ail pressée, une cuillère à soupe de sauce soja noire*, une pointe de couteau de purée
de piment et une pincée de 5 épices. Laisser mijoter (en fin de cuisson, la
sauce doit napper les morceaux de viande).
Pendant ce temps, laver la
menthe, la laitue et les germes de soja. Couper la carotte en julienne (ou la
râper).
Préparer le plan de
travail
Répartir les différentes
garnitures dans des bols.
Humidifier un torchon et
le poser sur le plan de travail.
Remplir d’eau tiède un grand plat (un plat à tarte par ex., le diamètre du plat doit être légèrement supérieur à celui des galettes de riz).
Former les rouleaux de
printemps
Faire tremper une galette
de riz. Lorsqu'elle prend une consistance souple, la poser sur le linge humide.
Sur un côté de la galette, déposer 4-5 feuilles de menthe. Sur l’autre, déposer dans l’ordre : une feuille de laitue, un peu de viande, de carotte, de germes de soja et de vermicelles de riz.
Rouler comme sur le dessin (cliquez sur la photo pour agrandir !).
Servir avec de la sauce
soja noire* et de la purée de piment.
Remarque :
Pour que les rouleaux soient bien serrés, placez la feuille de salade du côté du bord de la table et roulez vers les feuilles de menthe, en direction du centre de la table.
Pour conserver les rouleaux de printemps, emballez-les dans du film plastique.
*ATTENTION :
Vérifier que la sauce soja noire ne contient pas de blé ! Le cas échéant, utiliser de la sauce soja liquide, sans blé.
Quelques infos sur les sauces asiatiques, dont la sauce hoisin : ici.
07 février 2006
Mousse au chocolat sans oeufs, sans beurre sur Clea cuisine
De si bon matin, trouver une recette si alléchante ! J'aimerais tellement qu'il soit déjà midi !
Sur son blog, Clea nous présente une recette de mousse au chocolat sans oeufs ni beurre de Valérie Cupillard. Allez donc y faire un tour (c'est ici) !
06 février 2006
Gâteau aux carottes, sans blé, sans lait
Le week-end, j'aime cuisiner, et encore plus pâtisser. Une réminiscence de l’enfance, sans doute… Le dimanche, mes sœurs et moi nous faisions un plaisir de préparer le dessert. C’est comme ça que, petit à petit, j’ai mis la main à la pâte et le pied en cuisine : du gâteau au yaourt de mon Papa à la Reine de Saba (où il fallait monter les blancs en neige et les "incorporer délicatement"), en passant par le bavarois à la framboise en poudre (très chimique, mais pas mauvais), le gâteau de l’amitié Hermann (à nourrir tous les deux jours et dont on a vite fait une overdose) ou encore la tarte tatin (une première dans la famille !).
Ce week-end, veille de l’anniversaire de Thomas (27 ans déjà !),
j’ai pu m’adonner corps et âme à la pâtisserie et, qui plus est, en compagnie
de mon Prince gourmand. Sauf que je n’ai pas pu en profiter !!! Deux
gâteaux aux carottes samedi, deux moelleux aux amandes dimanche et un far aux pruneaux dimanche à 21 h30 - rien
que pour ses collègues. Pas une seule
miette pour moi !!! Vous vous rendez compte du supplice ?! (Ce midi, je caresse l’espoir d'en avoir un bout ce soir... Peut-être
qu'il en restera ? Ca ne fait pas de mal de rêver !). En plus, c'est le genre
de chose qui ne m'arrivera jamais : mes collègues, ils sont virtuels ! Les
gâteaux par mail, c’est pas idéal…
Enfin… Même si je n’avais pas le droit d’y goûter, je me
suis permis de démouler un des gâteaux aux carottes et d'en couper une petite
tranche pour faire une photo pour mon blog. Comme ça, aujourd'hui, vous avez
droit à une nouvelle recette !
Le soir, j’ai quand même trouvé le courage de me remettre
aux fourneaux pour préparer des rouleaux de printemps (la recette ici !).
Comme il en restait, Thomas s'est fait une boîte à pique-nique pour ce midi. Je
n’ai pas pu m'empêcher de passer après lui pour lui faire une petite surprise…
Gâteau aux carottes
2 œufs battus
200 g de carottes râpées
125 g de noisettes en poudre
10 cl d’huile
100 g de sucre
50 g de farine de riz
10 g de levure
Sel
- Mélanger tous les ingrédients en terminant par la farine et la levure.
- Verser la pâte dans un moule à cake huilé.
- Cuire 40 min à 180 °C (th 5).
05 février 2006
Salade de fenouil raffinée
Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai toujours pensé
que le fenouil était un légume d’hiver. Peut-être parce que les premières
fois où j’en ai mangé, c’était dans une potée de légumes faite par ma maman (d’ailleurs ce n’était pas mon légume préféré. Maintenant, j'adore, surtout cru, mais je garde un « léger »
penchant pour les carottes…).
Que nenni ! Le fenouil est un légume d'été (juin à octobre). Celui que nous avions dans
notre assiette hier soir n’aurait donc jamais dû s’y trouver ! Zut ! Moi qui pensais vous
présenter une bonne petite salade de saison... N’empêche, entre le fenouil en
salade et les framboises sorties du congélateur, je dois sacrément avoir hâte
que l’hiver se termine !
Alors, une fois n’est pas coutume, voici en exclusivité avant l’été la recette de la salade de fenouil raffinée.
Salade de fenouil raffinée
(pour 4 personnes)
2 à 3 fenouils
2 oranges
2 pommes
4 tranches pas trop fines de jambon cru
2 c. à s. de vinaigre de cidre
6 c. à s. d’huile d’olive
1 gousse d’ail
Sel, poivre
- Préparer la vinaigrette avec le vinaigre, le sel, le poivre
et l'huile. Ajouter une gousse d’ail pressée.
- Emincer les fenouils. Peler les
oranges à vif et prélever les quartiers. Couper le jambon cru en morceaux (avec
des ciseaux, ça marche très bien !). Eplucher les pommes et les couper en
dés.
- Assaisonner au dernier moment.
Remarque :
Après cette salade estivale, on s'est vite préparé deux petits fondants au chocolat (miam !). La recette aujourd’hui, si j’ai le temps...
Quelques infos sur le fenouil : ici.
03 février 2006
L'histoire de la Belle au Blé Dormant (4)
Fini le suspense ! Bonne lecture et encore une fois bienvenue chez la Belle au Blé Dormant !
Pour en avoir le cœur net, il demanda à la princesse de lui concocter à nouveau un petit repas, ce qu’elle fit très volontiers. Le menu fut tout aussi alléchant que le précédent et le prince succomba à sa gourmandise… sans pour autant tomber malade les jours suivants. « Tous ces mets doivent bien contenir du blé et du lait ! Je ne comprends pas… »
A plusieurs reprises, il retourna chez la princesse. Le scénario se répétait. Jusqu’au jour où le prince demanda : « Princesse, explique-moi ! Comment fais-tu pour que je ne sois jamais malade après avoir mangé ce qui sort de ta cuisine ? Serais-tu magicienne ? » Et la princesse de lui répondre : « Je ne t’ai pas dit ? Je suis la Belle au Blé Dormant. Dans mon pays, le blé ne pousse pas, les vaches ne donnent pas de lait… ».
Bon sang, mais c’est bien sûr ! Le prince avait trouvé sa princesse ! En quelques jours, des noces furent organisées, et un somptueux banquet fut servi, sans blé ni lait. Depuis, le prince et la princesse vivent heureux, mais l’histoire ne nous dit pas (encore) s’ils ont beaucoup d’enfants...
02 février 2006
Les financiers de la Belle au Blé Dormant, sans blé
Samedi...
Lui : Ce sera quoi la première recette que tu mettras sur ton blog ?
Moi : Euh… Ch’ais pas…
Lui : C’est dur à faire les financiers au thé matcha ?
Moi : Non… Pourquoi ?
Lui : Parce que si tu mets la recette sur ton blog, je pourrai la faire !
Depuis septembre, j’avais dans mon frigo une jolie petite boîte de thé matcha, offerte par ma belle-maman un jour de courses au supermarché bio (J’adôôôôôre faire les courses au supermarché bio !!! Je traîne dans tous les rayons !). J’avais déjà lu quelques recettes de gâteaux au thé matcha qui me faisaient bien envie (comme celles de Cannelle et Cacao, de Clea ou de Pascale), mais la plupart étaient de type « cake » et contenaient tellement de farine de blé que je ne me sentais pas de les adapter. Et puis, je suis tombée sur le blog d’Eric Roux et sur sa recette des financiers, dont une variante était au thé matcha. Pourquoi ne pas essayer ?
Je me suis donc penchée un peu plus sur la recette. Et là, j’ai pensé : « Ouh là là ! Y en a du beurre ! » (Pourtant, moi, le beurre, j’aime ça, surtout le demi-sel - ch’uis pas bretonne pour rien !). Et de penser encore : « Waou, ça doit être vachement sucré ! » (Si j’aime le beurre, je suis beaucoup moins fan de sucre… Pourtant, j'adore les gâteaux !). J'ai donc pris des mesures draconiennes, pour aboutir au résultat suivant :
Les financiers de la Belle au Blé
Dormant
(pour 6 financiers)
120 g de sucre glace, sans gluten
50 g de farine de riz
80 g d'amandes en poudre
3 blancs d’œufs
100 g de beurre demi-sel
1 cuillère à café de thé matcha
- Préchauffer le four à 200 °C (th. 6-7).
- Dans une casserole, faire fondre le beurre jusqu’à ce qu’il prenne une jolie couleur noisette.
- Dans une terrine, mélanger le sucre, la farine et les amandes.
- Ajouter les blancs d’œufs et
fouetter vivement le mélange.
- Incorporer le beurre fondu, puis ajouter le thé matcha.
- Verser dans un moule à financiers (beurré ou non selon la nature du moule).
- Mettre au four pendant 20 bonnes minutes.
Remarque :
A moins que vous ne puissiez résister à l’envie de manger ces financiers dès leur sortie du four, laissez-les bien refroidir avant de les déguster. Si vous n’êtes pas très gourmand(e) (!), conservez-les dans une boîte hermétique pour éviter qu’ils se dessèchent.
L'histoire de la Belle au Blé Dormant (3)
Me revoici, me revoilà ! Bonne lecture !
Les années passant, le prince
atteignit l’âge de se trouver princesse. Il en rencontra beaucoup, autour d’une
tasse de thé et d’un bon petit biscuit, d’une bière ou d’un apéro dînatoire.
Sur le coup, toutes ces princesses lui semblaient charmantes, mais le
lendemain, il eût préféré ne jamais les avoir rencontrées.
Et puis, un jour, il fut invité à déjeuner par une princesse inconnue dans son pays. Il hésita beaucoup : « Oh là là, tout un déjeuner ! Cette fois, si je suis malade, cela ne durera pas qu’un jour… ». La princesse se fit rassurante, tant et si bien qu’il finit par accepter.
Le jour « tant attendu » arriva. La princesse habitait loin. Le prince dut donc partir de bon matin : arrivé à destination, il avait le ventre si vide que cela eût été une torture de ne pas goûter aux mets qui lui furent présentés - et il y en avait ! A la quiche lorraine, le prince commença à se mordre les doigts : « Je n’aurais pas dû… Je n’aurais pas dû… Mais c’est tellement bon ! » Le repas terminé, le prince rentra chez lui en repensant avec inquiétude aux merveilleux financiers que lui avait servis la princesse.
Le lendemain, le prince attendit avec angoisse les retombées de ce repas. Mais étonnamment, il était en pleine forme. Et il en fut de même les jours suivants. Le prince commença à se poser des questions : « Serais-je guéri ? » et il se précipita sur la première boîte de glace à la vanille qu’il trouva dans le congélateur du château (sans se demander d’ailleurs ce que cette boîte pouvait bien faire là - un coup de la vieille fée peut-être ?!). Mal lui en prit !
...
Vous devinez ? La suite... demain !
01 février 2006
L'histoire de la Belle au Blé Dormant (2)
Bonjour chers lecteurs et lectrices ! Comme promis, voici la suite de l'histoire...
... Prenant la parole, le roi invita les six marraines à le rejoindre auprès de l’enfant. Chacune à leur tour, les fées se penchèrent au dessus du berceau afin de faire leurs dons au petit prince : la première lui donna le don d’aimer la bonne chère, celle d’après le don d’être gourmand, la troisième le don de cuisiner, la quatrième le don de partager. Lorsque vint le tour de la vieille fée, celle-ci proféra en grimaçant : « Toi mon petit, de faire si bonne chère, tu seras malade… comme un chien ! ».
Entendant ces paroles, l’assemblée frémit. De chaudes larmes coulèrent sur les joues. A ce moment, la jeune fée sortit de sa cachette et dit : « Ne vous inquiétez pas, roi et reine ! Votre fils sera malade certes - je n’ai pas assez de pouvoir pour défaire entièrement le don de la vieille fée, mais il le sera uniquement lorsqu’il mangera du blé et du lait. » A ces mots, le roi et la reine poussèrent un profond soupir de soulagement… sans toutefois réaliser les conséquences de ce dernier don.
Dès lors, à la cour, on ne servit plus ni blé, ni lait : les gratins dauphinois, tartes flambées, tiramisus et autres mets riches en blé et en lait furent remplacés par du riz, des légumes et des fruits - une nourriture très saine, c’est sûr, mais qui, très vite, suscita le mécontentement de la cour et surtout celui du petit prince.
Au bout de quelques mois de ce régime draconien, on pensa que, peut-être, le sort jeté au prince s’était atténué. On essaya donc de réintroduire à table un peu de lait et de blé, sous forme camouflée : quelques tortillas par-ci, quelques frites surgelées par là, sans oublier les sorbets, si délicieux l’été. Mais rien n’y faisait : à chaque fois que le prince mangeait une once de blé ou de lait, il tombait malade. Finalement, on renonça au blé et au lait tout en gardant l’espoir secret qu’un jour… peut-être…
...
Eh oui, c'est déjà fini ! Snif ! La suite... demain ;-)











